Aufil du temps, au gré du vent Tu vogues vers moi lentement Je redeviens une femme Pour lui, pour toi, pour moi Mon corps s'enflamme, J'ai le coeur en émoi De jour comme de nuit Quand je pense à toi, quand je pense à lui Je me sens légère comme une plume, Aujourd'hui, mes envies, je les assume. Clémence Jamme @lias MamzelleCoccinelle, le Aufil du temps, je me découvre d’autres passions comme la photo et la découverte de la nature. La tête dans les vagues Assise à ma table, face à la mer, où le vent souffle les embruns suivant le courant, je trouve l'inspiration qui me permet, au fil des mots, de vous partager mes passions. Quelquesphotos prises au hasard lors de mon dernier voyage à Kathmandu. C'était en 2007 ! Publié par Jacqueline Maquet à 14:33 Aucun commentaire: Envoyer par e-mail BlogThis! Partager sur Twitter Partager sur Facebook Partager sur Pinterest. mardi 14 décembre 2021. A la mangeoire ce midi ! Sitelles torchepots. Mésange bleue. Publié par Villechargée d'histoire qu'elle assume avec sagesse et dignité, Montauban existe depuis bientôt neuf siècles. Cependant, cet ouvrage n'est pas un livre Augré du temps, au fil des gens; Au gré du temps, au fil des gens Monique Zomer Paru en novembre 2008 Poésie (broché) en français. Caractéristiques Voir tout Date de parution. novembre 2008 . Editeur. Amalthee. Nombre de pages. 102 . Stock épuisé. Indisponible en magasin. Satisfait ou remboursé; SAV Fnac 7 jours sur 7; Retour gratuit KaEd. Il est presque l'heure, trois zéros apparaîtront bientôt sur le compteur. 2000 ne ponctuera pas un siècle, ni un millénaire, mais l'année est tellement lestée de symboles qu'il en sera ainsi pour beaucoup. Comme la fuite des jours arrive à ce cap, on ne s'étonnera pas qu'une multitude d'expositions soient dédiées dans les prochains mois au temps, plus précisément à sa mesure. Le Centre Pompidou prépare un méga-événement sur le thème Le temps, vite» dès le 12 janvier, l'Observatoire de Greenwich organisera un événement similaire, les Etats-Unis ne seront pas en reste, et ainsi de suite.Les temps du temps», la nouvelle exposition permanente du Musée d'horlogerie du Locle, tombe donc à pic. C'est un hasard. En 1992, les responsables du musée ont voulu refondre le second étage du Château des Monts, qui accueille depuis quarante ans la collection horlogère. En raison de difficultés économiques le nouvel espace a coûté plus d'un million et conceptuelles, la réalisation de l'exposition permanente aura pris en définitive sept ans. Peu importe. Non contente de s'inscrire à point nommé dans le grand compte à rebours, l'ouverture correspond au 150e anniversaire de l'institution du Locle, créée à l'été 1849 pour conserver les curiosités historiques, naturelles ou mécaniques de la région. L'exposition adopte une multitude de points de vue, qui sont autant d'approches humaines du temps, long ou court, naturel ou artificiel, balisé au gré du mouvement des astres ou des atomes. Loin de s'en tenir au patrimoine de la région, le propos embrasse des idées universelles. L'horloge à huile japonaise, le calendrier javanais, l'almanach bernois, le nocturlabe allemand dialoguent pour évoquer l'art de faire entrer le temps dans le corset de la d'un espace relativement réduit 240 m2, les organisateurs de l'exposition ont aménagé un volume en ellipse en son centre. L'architecture offre un cheminement concentrique, propice aux surprises, et permet de multiplier les présentations. Dès la montée de l'escalier, le visiteur est mis en condition par des séquences sonores. Les pulsations de la mer, du cœur, de la respiration et des mécaniques horlogères donnent le ton, binaire, constant, donc mesurable. Le seuil franchi, le temps naturel est évoqué par les cernes d'un conifère double centenaire, ou de strates géologiques qui bercent un fossile d'ammonite, spiralé à souhait. D'ailleurs, sur un tableau noir, une équation d'Einstein dit on nous l'a dit que le temps est courbe. Le visiteur est ainsi plongé dans les temps longs ou chronologiques, qui s'incarneront bientôt dans des planétaires et autres instruments destinés à suivre la course des astres. Une suite de vitrines évoquent le temps vécu des êtres humains certificats de baptême, de mariage, d'assurance et de décès, emblèmes de l'enfance ou de l'âge adulte, le tout traité sur un mode rétro. Les documents et objets d'une autre époque induisent une distance amusée par rapport à un propos qui, traité autrement, aurait été candide. Les saisons et les mois de l'année trouvent de même des illustrations explicites, livres d'heures ou éphémérides. Les pas conduisent ensuite aux calendriers, égyptien, julien et grégorien, révolutionnaire, musulman et maya. L'origine du calendrier est bien décrite par les crues du Nil qui, voilà six millénaires, ont permis de définir des années agricoles, de 360 puis 365 jours. Comme est bien suggérée la coexistence actuelle d'une quarantaine de calendriers, chacun persistant à voir midi à sa divers quantièmes jours du mois horlogers assurent la transition vers les temps courts, ou chronométriques, scandés par la houle des foliots, pendules, quartz ou atomes. Au fil des pièces d'horlogerie, la plupart magnifiques, l'heure se divise et divise encore, acquérant toujours davantage de précision, de fiabilité, mais aussi de complication. Au final, une concession à l'esprit des lieux l'apprentissage de l'horlogerie, grâce à l'automate loquace de Jacques Fédéric Houriet, ainsi qu'à une série d'outils d'hier et aujourd'hui. Le temps des temps», Musée d'horlogerie du Locle. Ma-Di 10h-17h 1Le présent ouvrage a tenté une mise en perspective et une analyse réflexive d’un programme de recherche à partir d’un ensemble documentaire limité mais éclairant la succession des Lettres de la régulation de 1991 à 2006. Sans prétendre épuiser la réflexion mais au contraire la stimuler, voici quelques conclusions provisoires soumises à la discussion de la communauté des chercheurs qui se reconnaissent dans, ou se sentent proches de ce programme de recherche. Les capitalismes ont changé, les approches de la régulation aussi 2Après avoir parcouru l’histoire économique américaine et française, à la lumière d’une conceptualisation marxiste enrichie d’une macroéconomie kaleckienne, les travaux fondateurs s’étaient cristallisés sous la forme de la mise en évidence du mode de développement fordiste, comme configuration institutionnelle issue de la Seconde Guerre mondiale. C’est ainsi que fut reconnue et se diffusa la Théorie de la Régulation. La crise du fordisme a mis en mouvement un processus complexe de transformation des paradigmes productifs, du rapport salarial, de l’organisation des firmes, des politiques publiques, plus encore les relations entre l’économie nationale et le système mondial. C’est ce mouvement que les régulationnistes ont cherché à caractériser et les textes rassemblés dans le présent ouvrage montrent le caractère tâtonnant et incertain du réajustement du cadre théorique initial afin de rendre compte de ces transformations. 3Faut-il en déduire que la Théorie de la Régulation a fait son temps ? La réponse est double. D’un côté, l’analyse qui a été produite du fordisme demeure l’une des contributions qui gardent toute leur pertinence, puisqu’en un sens elle livre une articulation entre analyses néo-schumpetérienne et keynésienne, dans le cadre d’une approche marxienne renouvelée par la prise en compte d’une pluralité de régimes d’accumulation. De l’autre, il aurait été sans doute plus prudent de conserver l’intitulé approches de la régulation » pour exprimer l’idée que les notions et les méthodes proposées devaient être confrontées à d’autres formations sociales et historiques, potentiellement très différentes de celles qui avaient permis l’émergence puis la crise du fordisme. 4Or, au fur et à mesure que l’on s’éloigne de la période des Trente glorieuses, la formulation initiale s’avère de plus en plus inadéquate pour cerner les modes de développements émergents. Le concept de hiérarchie entre formes institutionnelles est ainsi introduit pour rendre compte de la progressive domination du régime monétaire puis financier au détriment du rapport salarial. La question des relations entre les divers niveaux d’analyse se pose avec une acuité sans précédent lorsque l’on entend analyser les processus de sorties d’une crise systémique, telle que celle qui s’ouvre avec la faillite de Lehman Brothers. Ainsi, la théorie du fordisme doit céder la place à une économie politique du changement institutionnel au sein des différentes formes de capitalisme. Empruntant le langage de la tectonique des plaques, il ressort que la carte que livraient les concepts utiles pour diagnostiquer le fordisme devient de plus en plus inexacte au fur et à mesure que dérivent les continents que sont ces différents capitalismes. L’approche ne livrait donc pas une théorie achevée mais simplement un point de départ pour tenter de cerner le changement structurel des capitalismes. C’est donc à tort que beaucoup de critiques ont avancé qu’elle était fausse puisque la carte de l’Amérique du Nord dans les années 1970 ne ressemblait pas à celle de l’Asie du Sud-Est dans les années 1990 ! Que la carte asiatique soit beaucoup moins fouillée et claire que la nord-américaine ne saurait surprendre, pour l’approche qui se propose de construire une macroéconomie institutionnelle et historique à partir d’une approche comparative. Le formatage du monde académique a joué contre leur reconnaissance 5Les pères fondateurs, tout à la joie de mettre en évidence l’ampleur des changements structurels qu’annonçait la fin des Trente glorieuses, anticipèrent que les théories dominantes – qui ne les considéraient que comme quelques turbulences mineures au sein d’économies prospères et dotées d’un pouvoir d’autorégulation grâce aux mécanismes de marché – étaient condamnées à un déclin irréversible, tant elles étaient en contradiction leurs conclusions avec les observations. Cette perception n’était pas aussi radicale chez tous les économistes, mais le doute s’instilla dans le champ académique au point d’accorder une place significative à la Théorie de la Régulation » et certains partis politiques ne furent pas insensibles aux arguments qui justifiaient des changements majeurs dans l’organisation des sociétés contemporaines. Ce fut l’âge d’or, non sans danger d’ailleurs puisque commença à s’insinuer la confusion entre la régulation comme processus dynamique d’équilibrage d’un régime économique potentiellement instable et la réglementation, c’est-à-dire l’intervention de l’État dans l’économie, soit en américain regulation. La confusion n’a fait que s’accroître depuis lors car le pronostic des régulationnistes sur le devenir des théories économiques s’est avéré radicalement faux. 6En effet, sous la bannière de la recherche de fondements microéconomiques à la macroéconomie, et d’une réunification de la théorie économique contre la pensée keynésienne, le monde académique américain puis international a vu la victoire d’une économie walrasienne dans laquelle l’absence d’entrave du libre fonctionnement des marchés, la rationalité des comportements et des anticipations des agents privés rendent intrinsèquement déstabilisatrice toute intervention de l’État, et inefficace quelconque arrangement institutionnel, éloignant l’économie d’un optimum de Pareto. Dans ce nouveau contexte intellectuel, l’approche de la régulation est une curiosité mobilisée pour montrer l’inanité de toute alternative au paradigme dominant dépérissement de la rigueur propre à l’économie au bénéfice d’alliances douteuses avec d’autres disciplines, absence de théorie générale valable en tout temps et tous lieux, rejet d’une quantification tous azimuts au profit d’une analyse d’abord qualitative des rapports sociaux et des processus, enfin simple description faute de tests rigoureux. 7C’est cette divergence entre la doxa moderne et la poursuite du programme régulationniste qui fait ressortir ce dernier comme en crise profonde puisqu’il ne satisfait aucun des critères imposés par l’économie dominante. Qu’il ait parfois pu anticiper certaines transformations et crises majeures est attribué soit à la chance soit à quelques talents idiosyncratiques de tel ou tel chercheur, qui ne tiennent en rien à l’approche elle-même. Par contre il est clair que la théorie standard va de succès en succès au fur et à mesure que se succèdent des crises de plus en plus graves qui n’ont aucune place, si ce n’est comme accidents venus d’ailleurs perturber un système structurellement stable. Au mieux, c’est la faute à la raison politique et à l’irrationalité des acteurs, invités à suivre un cursus complet d’économie standard afin que ne se répètent plus les erreurs qui peuvent avoir conduit à la crise. 8On laisse le soin au lecteur de décider laquelle des deux crises est la plus sévère celle de l’orthodoxie dans toutes ses déclinaisons nouvelle macroéconomie classique, modélisation ad hoc, montée en sophistication de la théorie économétrique, mathématiques financières, etc. ou celle des approches de la régulation ? Détecter et caractériser la grande transformation contemporaine 9Tel est en effet le fil rouge qui relie la plupart des articles ici présentés tout au long de la période, le propos des contributeurs est de mettre en évidence des évolutions qui remettent en cause la permanence et la viabilité du mode de développement antérieur. Dès l’origine, ce sont les écarts entre les conjectures dérivées du cadre théorique de départ et les observations qui sont le moteur et de l’origine de l’approche, et de ses transformations successives. Ainsi l’hypothèse d’une régulation administrée ou encore monopoliste associée au régime d’accumulation fordiste a été suscitée par l’observation de la coexistence d’une flambée du niveau général des prix et d’une chute de l’activité économique au début des années 1970. Autre exemple, la surprenante conclusion selon laquelle les capitalismes américain et français partageaient le même régime d’accumulation après la Seconde Guerre mondiale, laissa croire, un temps, qu’il était devenu la norme et qu’il était en vigueur dans la plupart des pays de vieille industrialisation. 10Telle est l’origine de la seconde époque des travaux régulationnistes les comparaisons internationales ont montré que ni le Japon ou l’Allemagne, pas plus que les économies nordiques, ne se développaient selon la même logique. Dans une première phase, certains chercheurs ont minimisé ces différences, en inventant par exemple le concept de fordisme périphérique », contradiction dans les termes puisque fondée sur l’exportation et non pas l’approfondissement de la société salariale. Dans un second temps, la réponse a été d’ériger en question théorique la persistante diversité des capitalismes. Souvent interprété comme une fuite en avant, ce programme de recherche a débouché sur la mise en évidence de quelques-uns des mécanismes qui assurent la cohésion de différentes architectures institutionnelles complémentarité, hiérarchie, isomorphisme entre organisations et institutions, coévolution, etc. C’est aussi l’origine de travaux statistiques visant à révéler empiriquement la distribution des formes de capitalisme, avant de susciter des efforts de modélisation afin d’examiner si les associations observées entre institutions économiques étaient contingentes ou pouvaient apparaître comme résultat de modèles formels, procédant par abstraction par rapport aux données empiriques. 11Un parallèle avec les théories standard est révélateur. Ces dernières n’ont cessé de protéger leur paradigme central en étendant sans cesse la ceinture de protection permettant d’interpréter la multiplication des anomalies comme des phénomènes secondaires n’affectant pas son cœur. Cette stratégie culmine dans l’interprétation de la crise ouverte en 2008 comme phénomène rarissime n’intervenant qu’une fois par siècle, causé par des chocs exogènes sans rapport avec la dynamique propre des économies brutale chute de la productivité ou perte de confiance des marchés financiers. Pour les approches de la régulation, les anomalies par rapport à la première version ont été autant d’aiguillons pour une révision plus ou moins radicale selon les auteurs. Limites et incompréhension d’une théorisation toujours locale et historiquement située 12Les grandes théories s’affirment d’emblée comme universelles, totalisant les acquis d’une discipline. John Maynard Keynes pensait avoir généralisé la théorie classique, les mathématiciens proposèrent avec la théorie de l’équilibre général une version rigoureuse des idées de Léon Walras, et les macroéconomistes contemporains crurent avoir réalisé une réunification de la théorie classique et keynésienne grâce à l’introduction de rigidités de prix et de salaires dans des modèles stochastiques dynamiques d’équilibre général. À la veille de la crise ouverte en 2008, ce courant put affirmer qu’il ne restait plus que quelques détails à explorer pour que soit achevé le programme de recherche macroéconomique ouvert par la Théorie Générale. 13Les approches de la régulation furent certes stimulées par une critique radicale de l’économie standard, mais elles ne livrèrent qu’une analyse limitée à la succession des régimes d’accumulation et de leur crise, avec un accent tout particulier sur la caractérisation de la rupture intervenue au début des années 1970 à partir de l’économie américaine. Or, comme il vient d’être montré, ces résultats ne s’appliquaient pas universellement. Face à toute nouvelle étude de cas, il s’avérait nécessaire de recomposer les concepts fondateurs et souvent d’en créer de nouveaux. D’une part, cette construction se révélait non-pertinente dans nombre de sociétés dans lesquelles la logique capitaliste n’a pas mis en mouvement l’ensemble de la société, comme ce fut longtemps le cas des pays africains Ce n’est donc pas une théorie ! » s’exclamèrent les tenants de l’orthodoxie car ils se faisaient fort de tirer toutes les conséquences de leur théorie, quel que soit le lieu et même l’époque dans le cadre par exemple de la nouvelle histoire économique. D’autre part, la simple juxtaposition de ces analyses locales ne débouchait pas naturellement sur une métathéorie ordonnant et donnant sens à la variété des configurations institutionnelles des capitalismes. 14Cette opposition de vision et de pratiques débouche sur un dilemme qui traverse toutes les époques depuis l’émergence de l’économie politique. Faut-il rechercher les fondements logiques de la discipline économique et ne cesser de les approfondir dans l’espoir qu’un jour, plus ou moins lointain, le théoricien trouvera le modèle général qui rendra transparente la lecture de tous les phénomènes économiques, tel le génial cambrioleur qui finit par trouver la combinaison du coffre qui renferme la fortune ? Dans l’intervalle, l’économiste doit reconnaître qu’il n’a pas la théorie lui permettant de rendre compte de l’ensemble des observations que livre un appareil statistique en pleine expansion, pas plus qu’il ne peut donner une base scientifique à ses conseils de politique économique. À l’opposé, n’est-il pas de bonne méthode d’essayer de comprendre une gamme de phénomènes d’abord très limités et de construire progressivement un cadre théorique dont la pertinence s’affirme progressivement par la répétition des interactions entre conceptualisation et observations ? L’avantage est de permettre de prudentes prises de position sur divers mécanismes économiques précisément délimités, donc de donner une base autre que normative à des choix politiques, mais l’inconvénient majeur tient à la reconnaissance du fait que l’économiste n’a pas de théorie générale qui s’appliquerait, sans remise en chantier, à des configurations nouvelles. Selon la conception la plus courante, pourquoi ne pas proposer le même modèle macroéconomique et les mêmes politiques, quels que soient les pays, sérieux atout pour tout économiste qui entendrait travailler pour une organisation internationale telle que le FMI ou la Banque mondiale ?! De multiples efforts de grande théorie mais pas de nouvelle synthèse 15Maints contributeurs à la Lettre de la Régulation ont critiqué ce courant pour avoir déserté la théorie au profit de la juxtaposition d’analyses locales. Il a déjà été répondu, partiellement au fil des pages et des diverses introductions, à cette critique. Elle est quelque peu sévère car elle néglige l’apport des divers chercheurs qui, à partir des approches de la régulation, ont posé les bases d’un approfondissement théorique. On ne mentionnera ici que quatre d’entre eux. 16On doit à Bruno Théret d’avoir immergé la régulation de la sphère économique dans l’ensemble des médiations qui assurent la viabilité d’une société, avec un accent tout particulier sur les questions du symbolique et du politique. Pour sa part, Bernard Billaudot a proposé d’étendre les formes institutionnelles en prenant en compte la question de l’identité et de la citoyenneté, dimensions en quelque sorte orthogonales par rapport aux relations économiques, exclusivement considérées dans la version de base de la Théorie de la Régulation. Michel Aglietta et André Orléan ont cherché un fondement théorique au retour des régimes monétaires et financiers comme forme institutionnelle dominante grâce à une conception de la monnaie comme fondatrice de l’ordre marchand, à l’inverse de la vulgate qui affirme que la monnaie est apparue pour faciliter les échanges à partir d’une économie de troc. Enfin, afin de dépasser la seule référence à Pierre Bourdieu comme point de départ d’une théorie de l’action congruente avec la visée de la régulation, Frédéric Lordon cherche avec persévérance ce fondement dans une lecture de l’œuvre de Baruch Spinoza et sa théorie du conatus, des affects. Pour autant, il ne déserte pas l’analyse du contemporain puisqu’il propose une boîte à outils nouvelle pour l’économiste, sans doute difficile à manier pour qui n’aurait suivi que la formation monodisciplinaire des filières d’enseignement de l’économie. 17Pourtant il faut écouter la critique de ceux qui pensent que la régulation n’est pas à la hauteur de ses ambitions initiales. En effet, les apports conceptuels qui viennent d’être mentionnés n’ont jusqu’à présent pu être intégrés dans une synthèse claire et suffisamment accessible pour que d’autres chercheurs s’en emparent afin de mener d’autres travaux empiriques que ceux inspirés par la déclinaison des cinq formes institutionnelles. Avant de revenir sur quelques-unes des conditions qui permettraient une telle reformulation, il semble important de soigner le complexe d’infériorité qui taraud, dans certains cas paralyse, le renouvellement de la Théorie de la Régulation. La paille et la poutre à propos des critiques, épistémologiques et méthodologiques, formulées par les tenants de l’économie standard 18De fait, il se pourrait fort que cet ouvrage voit son audience limitée aux cercles des régulationnistes et autres chercheurs développant des problématiques proches. L’observation, parfois participante à divers programmes d’économie hétérodoxe, fait ressortir que chacun d’entre eux est plus préoccupé de dialoguer avec l’économie standard dans l’espoir, soit de la voir s’écrouler sous la vigueur de ses critiques, soit de l’envahir et de la remplacer grâce à sa pertinence et son pouvoir de conviction. Les régulationnistes ont appris à leurs dépens que cet espoir est sans fondement. 19En effet, c’est admettre que la domination au sein de la profession des économistes tient à la rigueur de son épistémologie, l’inventivité de ses méthodologies et à la multiplicité de ses résultats d’où elle tirerait son influence dans le domaine politique. Bref, c’est le courant dominant qui définit les critères de scientificité. À l’occasion d’un colloque déjà ancien qui s’interrogeait pour savoir si l’économie était une science, philosophes, épistémologues et spécialistes de la méthodologie avaient été soigneusement éliminés de la liste des invités en vertu de l’affirmation Est scientifique ce que la communauté des économistes reconnait comme tel ». 20Les courants dominés du champ académique ne devraient pas prendre au sérieux cette affirmation qui est essentiellement l’expression de la domination d’une fraction de la profession, ce qui cependant ne les exonère en rien d’une réflexivité critique sur leur propre pratique. En quelque sorte il convient de ne pas prendre l’expression du pouvoir académique comme une preuve de scientificité. C’est en effet sa défense bec et ongles par les départements d’économie des grandes universités qui explique que l’on continue en 2013 à enseigner strictement le même cursus micro, macro, économétrie, mathématiques financières, etc.. que celui qui s’est intellectuellement, mais pas institutionnellement, fracassé avec la faillite de Lehman Brothers. 21Lorsque que le pouvoir rend aveugles les plus intelligents et ambitieux d’une profession, les dissidents devraient s’emparer de cette occasion pour remettre en cause la domination institutionnelle de l’économie standard. Mais ce devrait être aussi une invitation à la recherche d’un noyau dur à partir duquel recomposer une discipline économique comme partie intégrante d’une science sociale réunifiée. Un impératif former une communauté scientifique, évidemment internationale 22Comment faire ? D’abord, il importe de créer des revues, des lieux et des rencontres permettant à des chercheurs, engagés dans des problématiques différentes mais partageant les mêmes objets d’analyse, de communiquer entre eux et d’élaborer progressivement des passerelles puis des ponts entre microcommunautés afin d’en former à terme une plus large. C’est aujourd’hui le rôle de la Revue de la Régulation, comme ce fut par le passé l’intérêt d’une grande conférence internationale, organisée en 1998 à Barcelone, puis de la réitération de Forums de la régulation, largement ouverts aux jeunes générations. Ensuite, il n’est pas d’avancée sans réflexivité critique sur la pratique d’une profession. C’est ce que font les chercheurs travaillant dans le cadre des sciences dites dures », mais une telle démarche est finalement rare en sciences sociales, contraste quelque peu paradoxal. De plus, la discussion sur les critères d’évaluation est essentielle puisque une fois institués dans les organisations et institutions de recherche, ils contribuent à piloter de façon apparemment anonyme une division du travail qui peut devenir anomique et perverse par rapport à l’objectif affiché de scientificité. 23Finalement, il faut aborder la grande question une approche à vocation scientifique devrait être cumulative, comme on l’observe dans la physique par exemple. Or jusqu’à présent, la seule cumulativité observée dans la discipline économique est celle des concepts, des méthodes et des outils, comme en témoigne la succession des prix Nobel. Que contiendrait un manuel d’économie qui ne comporterait que des théories et des modèles validés par l’histoire économique et les comparaisons internationales ? Peu de pages sans doute ! Or, a priori il n’est pas impossible d’écrire un ouvrage qui rassemblerait les résultats convergents de la série des recherches menées jusqu’à présent par les institutionnalistes en général, les régulationnistes en particulier. Non pas qu’il soit définitif mais simplement, il résumerait un état de la connaissance sur le fonctionnement des économies capitalistes. Citoyens et politiques pourraient y trouver quelque intérêt. AuteurMessageAdminAdminMessages 15Date d'inscription 25/03/2011Sujet Mon état d'esprit au fil du temps... au gré des courants... Mer 30 Mar - 1641 Message paru le 15/12/09 sur FSBonjour à tous,En préambule, je tiens à prévenir toute personne fonctionnant sur le principe de la rationalité "pure et parfaite" et dotée d'un solide sens de la raison qu'elle ne trouvera rien de tout cela dans la suite de mes propos bien au contraire... Je m'adresserai plutôt ici à celles et ceux qui ont un petit quelque chose dans la tête qui relève du fantasque et de l'imaginaire. Pour les premiers, je vous conseille de vite cliquer ailleurs avec votre souris cela vous évitera de perdre votre temps ! Pour les autres, je tiens tout d'abord à vous dire en quelques mots la raison de ma présence sur ce forum. Pour aller à l'essentiel et en laissant de côté pour l'instant les autres aspects de ma démarche...je cherche à concrétiser dans la réflexion les différents aspects d'un projet personnel. J'ai conscience que ce projet est purement utopique mais...... ne devons nous pas essayer d'aller au bout de nos rêves ? Ce que je vous propose c'est de réfléchir et de conceptualiser l'idée dune cité sous-marine évolutive... Enlevons pour l'instant le problème du réalisme financier et lançons nous dans la modélisation du projet. Petite précision, je ne suis absolument pas scientifique... d'où ma présence ici ! Y'en a t'il donc parmi vous au moins un ou une... qui croit encore en ses rêves, qui mettrait en sourdine sa raison, qui laisserait de côté la réalité du quotidien et qui trouverait un petit peu de temps dans ses loisirs pour tenter l'aventure ? -Si vous êtes ici, c'est que vous avez décidé de franchir la ligne....à la bonne heure...Les océans recouvrent 71% de la surface de la terre... le constat est simple et scientifique... Donc avant de songer à aller dans l'espace, l'avenir de l'humanité est d'abord sous la mer. Quand je dis sous la mer, cela ne veut pas forcément dire qu'il faut aller à des centaines de mètres de profondeur...hum hum...à voir...Avant d'aller frapper à la porte des financiers pour leur demander leur avis... essayons de concevoir un premier complexe sous-marin...Je tiens à préciser une autre conviction qui m'anime... Je suis absolument certain que si nous arrivons à mutualiser nos moyens, dans nos domaines de compétences respectifs....nous réaliserons de grands projets.... Au plaisir de vous lire,JecoDernière édition par Admin le Mer 30 Mar - 1654, édité 1 fois AdminAdminMessages 15Date d'inscription 25/03/2011Sujet Re Mon état d'esprit au fil du temps... au gré des courants... Mer 30 Mar - 1651 Message paru le 15/12/10 sur FSBonjour à vous toutes et à vous tous cheres Cybers Aventurieres des OcéansBranle bas de combat !...Tout le monde sur le pont ! Hissez haut les couleurs de Kelonya ! Aujourd’hui est un jour spécial !Si je vous réunis c’est pour marquer une pause dans notre Aventure… aujourd’hui 15 décembre est notre date anniversaire. Il y’a tout juste un an, nous avons pris la mer à destination de…. oui….un an déjà pour les plus anciens !......et que de miles parcourues !Nombreux sont celles et ceux qui de façon ponctuelle ou régulière participent ou ont participé à notre épopée plus de 900 messages postés, nombreux sont également celles et ceux qui nous suivent dans notre périple près de 34 000 affichages, soit en moyenne près d’une centaine d’affichages par jour depuis nos débuts il y’a un anJe reste malgré tout lucide vous savez !…Parmi cette fréquentation…j’ai conscience que rares doivent être celles et ceux qui considèrent le projet comme éventuellement réalisable… mais peu importe…la curiosité, l’intérêt, l’ironie, le scepticisme…font que tous nous restent tout de même commencez à me connaître maintenant, j’en tendance à en faire souvent trop et à réagir de façon excessive mais que voulez vous je suis un passionné…j’aime à garder un côté épique et chevaleresque à notre a trouvé une réalité dans nos esprits… chaque jour les participants à cette Aventure Humaine consacrent une partie de leur temps à y réfléchir, à s’y projeter, à nourrir son existence… Nous avons semé les graines de tous les possibles….et de l’après tout….pourquoi pas !Kelonya représente maintenant une fenêtre ouverte sur notre imaginaire et sur notre liberté de tiens à vous remercier et à vous féliciter pour l’intégralité de vos contributions et la richesse de vos réflexions. Vous êtes les architectes de notre Monde de de notre planète est recouverte par les eaux…30% par la terre….et sur cette terre vivent près de 7 milliards d’habitants…Nous n’en avons pas conscience aujourd’hui car nous n’avons pas le recul de l’Histoire…mais je reste viscéralement convaincu qu’un jour l’homme vivra également sous la mer…c’est inéluctable !Je ne sais pas ce qui nous attend devant nous, je ne sais pas non plus quelles vont être les prochaines étapes de notre Aventure ni quelles seront les difficultés qu’il nous faudra franchir….par contre ce que je sais c’est que ce qui a été fait dans cette année a été acquis et écrit…et que si l’Aventure devait s’arrêter demain…ce qui a été construit restera dans les esprits et inscrit sur la toile !Cependant,… je souhaite revenir à une réalité que nous devons tout de même tous garder à l’esprit… ni vous ni moi ne sommes propriétaire » du projet…nous n’en sommes que les architectes porteurs actuels », nous le faisons vivre et évoluer, nous le construisons et nous lui donnons consistance… pour la suite qui sait… il continuera sa route avec ou sans nous…Chacun joue un rôle essentiel dans la réussite générale…nombreux sont encore celles et ceux qui nous rejoindront dans l’avenir… Nous nous devons de garder une cohésion à l’ensemble…et de continuer à travailler dans le respect des uns et des autresEn tout cas, je souhaite que nous restions tous encore ensemble le plus longtemps possible… et souhaite la bienvenue aux futurs participants qui nous rejoindrons dans l’avenir…Je lève mon verre à vous tous et souhaite un joyeux anniversaire à Kelonya… quelque chose me dit… que cette nouvelle année sera riche en évènements et en découvertes…Au plaisir de vous lire,Jecohusor AdminAdminMessages 15Date d'inscription 25/03/2011Sujet Re Mon état d'esprit au fil du temps... au gré des courants... Mer 30 Mar - 1653 Message paru le 18/03/11 sur FSBonjour à tous,Aujourd’hui, j’adopterai, un ton un peu moins léger que d’habitude… nhummVous me connaissez... je suis un optimiste de nature... mais quand même… il y’a des périodes comme ça… qui sans remettre en question mon état d’esprit général, sont plus propices à la réflexion qu’à l’action…Avant d’aller plus loin, je vous rassure tout de suite ma volonté de maintenir le cap sur notre destination est toujours intacte et que nous partageons nos aventures kelonyennes vous le savez bien, il m’est déjà arrivé de me retirer dans mes quartiers avant de vous rejoindre sur le pont… Il est en effet important pour moi de parfois prendre du recul par rapport à ma vie et à mes engagements avant de continuer ma ce qui est de Kelonya, je ne vous cacherai pas qu’il me faut de temps en temps cloisonner mon investissement personnel… je me laisse fréquemment submergé par la charge de travail que le projet représente, par les méditations » quotidiennes sur vos propositions respectives, ainsi que sur les orientations à prendre, les synthèses et les recherches à mener… Bref… situation de surchauffe »…. d’où déclenchement d’un signal d’alerte »… ouverture du protocole d’auto protection »… action du disjoncteur interne à efficacité immédiate pour sécurisation du périmètre et détection des fusibles défaillants… puis quand la situation revient à la normale… ré enclenchement du système…Avant de justement ré enclencher le système… … je ne peux pas revenir non plus à notre projet Kelonyen sans au préalable ouvrir une petite parenthèse pour partager avec vous quelques réflexions personnelles complémentaires au regard des événements » que nous vivons aujourd’hui dans le monde et des enseignements que je souhaite en tirer ! !Je ne sais pas pour vous, mais pour ma part, j’ai le sentiment d’être confronté à des drames humains à intervalles de plus en plus réguliers que ce soit dans mon entourage ou à l’échelle de notre planète ! Qu’ils soient dictés par les Lois de la Nature ou qu’ils découlent de comportements humains »… les aléas de la vie nous interpellent et nous donne systématiquement des leçons "d’humilité". Ils nous renvoient à notre propre fragilité, ainsi qu’à celle de nos proches et de ceux que nous aimons. Ils nous amènent également à prendre conscience de l'insignifiance de nos certitudes de bien être "construit" ainsi que du fait que personne n’est à l’abri lorsque la Nature décide de reprendre ses droits. Ils nous exhortent ensuite à rester vigilant sur le fait que rien n’est acquis, qu’à tout instant notre vie et notre petit confort quotidien pourraient, pour une raison ou pour une autre disparaîtreIls nous rappellent enfin qu’il faut apprendre à mieux nous remettre en question, à relativiser nos petites frustrations quotidiennes et à éviter nos petits conflits personnels souvent stériles parfois puérils… Je ne sais pas comment réellement interpréter ces messages, je ne sais pas non plus comment mieux tracer ma route ni comment faire de meilleurs choix au bon moment…Par contre, ce dont je suis convaincu c’est que le Vie nous encourage à continuer à nous investir, à continuer à nous battre pour réaliser nos rêves, et surtout à ne pas reporter à demain ce que nous pouvons engager aujourd’hui même… Elle nous exhorte à dire à celles et à ceux que nous aimons que nous les aimons et à le leur dire sans attendre qu’il ne soit trop tard, pendant qu’ils sont encore parmi nous, à nos nous enseigne que malgré toutes difficultés, nous nous devons de continuer à avancer, que demain est un autre jour et surtout surtout…... que nous devons garder à l'esprit ......qu'aujourd’hui est le premier jour de ce qui nous reste à vivre et que nous pouvons donc à nouveau faire le rêve de tous les possiblesPour terminer MERCI à toi Rubisco… pour la justesse de ton message qui résume parfaitement l’état d’esprit général de cette moi à ce titre de te citer… je ne changerai pas une virgule à ton propos Citation on a réussi à démontrer une chose des internautes, par le biais d'un forum, ne se connaissant pas, ne s'étant jamais rencontré physiquement, communiquant séparés par des moniteurs et une montagne de semi-conducteurs ont pu bâtir un petit quelque chose et montrer que l'homme sait encore rêver. Oui, l'homme, cet animal métaphysique *, insignifiant dans l'Univers, peut encore rêver, oublier ses soucis et ses obligations de la vie pour s'évader et construire son idéal. Et je trouve que c'est déjà une bonne chose. Je rajouterai juste que pour moi, concrétiser l’existence d’un projet comme Kelonya constitue non seulement un défi technique mais également une prouesse comportementale apprendre à conjuguer le mieux vivre ensemble »Chers compagnons… hissez haut nos couleurs… pour tout ce que je viens de vous dire et pour bien plus encore… sachez qu’aujourd’hui je quitte mes quartiers pour être de retour parmi vous sur le plaisir de vous lire,Jeco Contenu sponsorisé Mon état d'esprit au fil du temps... au gré des courants... Les feuilles volent au gré du vent,Sans se soucier du temps,Les hommes courent fréquemment,Pour combattre le temps,Et moi je suis là,Voulant stopper le pluie s’arrête un instant,A l’écoute du temps,L’horloge tourne patiemment,Métronome du temps,Moi je reste là,Voulant figer le je volais dans le vent,Sans me soucier du temps,Hier, je filais doucement,A l’écoute du temps,Et moi, j’étais là,Vivant l’instant voudrais vivre doucement,Sans me soucier du temps,Vivre les cheveux dans le vent,Sans dépendre du temps,Enfin être là,Vivre l’instant présent. Adresse du blog Pour les nouvelles récentes sur Courry Les articles sont de Christian Talon sauf mention spéciale Sommaire dans cette rubrique, vous trouverez le développement de quatre articles sur divers sujets - Un blog sur l’histoire de Courry Gard… Courry-Clapas. - Carte d’identité de la commune de Courry Gard. - Abrégé d’histoire un village des Cévennes gardoises, Courry. - Saint-Sébastien de Courry… Un site remarquable. Un blog sur l'histoire de Courry Gard… Courry-Clapas ». A l'initiative de Christian Talon, un blog Internet sur l'histoire de Courry est en cours de développement. Le principal objectif est de diffuser des documents, souvent inédits, sur la vie des courriols qui, au cours des siècles, ont façonné cet espace. Depuis peu de temps, l'Histoire avec un H » majuscule s'intéresse à reconstituer l'itinéraire de toutes ces générations qui, par un dur labeur, ont façonné la campagne française. Ce blog aborde divers sujets à partir de séquences relativement courtes, variées et renouvelées périodiquement. Accès au blog sous google Pour toute information complémentaire vous pouvez écrire un courriel à ctalon30 Christian Talon effectue des recherches sur l’histoire de Courry depuis 50 ans. Il a été le président-fondateur, de l’association Les Amis de Courry ». Buts actions pour la sauvegarde et la mise en valeur du patrimoine courriol. L’opération la plus remarquable reste l’intervention pour la restauration et le classement de l’église romane du XIIe siècle. Formé, pendant sa jeunesse, à la Société de Spéléologie-Préhistoire du Gard et de l’Ardèche, il a participé à de nombreuses expéditions souterraines dans les réseaux karstiques régionaux principalement celui de la Cocalière. Il a collaboré à plusieurs missions de recherches préhistoriques inventaire des dolmens de la Basse Ardèche, prospections archéologiques, fouilles dans la grotte de Chazelles etc. Il est membre de l’association Font-Vive », depuis sa création, avec la participation au projet du Parc National des Cévennes », adhérent originel du Lien des Chercheurs Cévenols »… .Auteur d’une monographie sur L'Église de Courry » et d’un Guide de Courry ». Il diffuse, sur Internet, des éléments sur l’ Histoire de Courry ». Si le cœur vous en dit, vous pouvez l’aider par votre savoir, sur le sujet, en signalant des documents papiers de famille, cartes postales, photos de famille, bibliographie…. Quartiers du "Village" et de la "Croix des Parents avec la Mairie et l'Eglise Carte d’identité de la commune de Courry – Gard Pays France Région Languedoc-Rousillon Département Gard Préfecture Nîmes Arrondissement Alès Sous-préfecture Canton Saint-Ambroix Groupement communauté de communes Cèze Cévennes » Commune COURRY Code postal 30500 Code INSEE 30097 Maire Jacques Sanphilippo Mandat 2014 - ? Superficie 822 ha = 8,22 km2 Population 318 habitants 2011 Superficie de la châtaigneraie 176 ha Longitude 04° 09’ 23’’ Est Latitude 44° 18’ 00’’ Nord Altitude - Moyenne 357 m - Minimale 198 m - Maximale 516 m Monuments-Sites - Eglise romane du XIIe siècle. - Domaine et grotte de la Cocalière - Site et chapelle de Saint-Sébastien - 24 dolmens ou coffres mégalithiques - 1 four à pain banal plusieurs privés - Nombreux fours à chaux privés - Inclu dans le Parc National des Cévennes par décret du 8 novembre 2013 Une belle cuillette de "boulets" cèpes effectuée dans la châtaigneraie de Courry Abrégé d'histoire, un village des Cévennes gardoises COURRY Un site réputé la grotte de la Cocalière Aux confins du Gard et de l'Ardèche blotti dans le piémont cévenol le village de "Courry" a, aussi, son brevet d'ancienneté depuis la préhistoire. Proche de Saint-Ambroix et à l'écart de la route départementale D904 pendulaire Alès-Aubenas il est peu connu, voire ignoré d'une majorité de gens. La découverte d'un important réseau karstique dans le sous-sol de la commune a permis d'ouvrir au public, depuis 1967, un tronçon touristique connu sous le nom de "Grotte de la Cocalière". Cette cavité dénommée, parfois, "perle des Cévennes" a pour écrin le territoire de Courry. Références Grotte de la Cocalière, Tél. 04 66 24 34 74 - Site Internet Carte postale de la Cocalière, première édition, 1967 A la croisée des chemins. Les observations archéologiques et l’étude des anciens chemins permettent de penser que le village de Courry a vu le jour par une fixation de ses premiers occupants le long d’anciennes voies. Les principales sont La draille du Languedoc » qui canalisait la transhumance des ovins, vers le Mont Lozère. La Vieille route » où transitaient de nombreux échanges commerciaux ou militaires entre les plaines méditerranéennes et le massif central. Au gré des mutations politiques, elle deviendra Chemin Royal », Chemin Impérial », Route Nationale 104 » pour finir par l’actuelle dénomination Départementale 904 ». Une voie peu connue mais qui subsiste sous forme de témoins partiels Le Chemin Muletier » qui se déroulait le long du thalweg de la châtaigneraie. La caractéristique d’implantation des maisons du village s’observe au travers de constructions en chapelet », des mas et des hameaux, qui s’égrènent le long d’une dorsale principale complétée par des voies secondaires. Au Serras la route de Saint-Paul-le-Jeune recoupe l’ancienne draille du Languedoc vue aérienne Deux espaces géographiques. Ce village se distingue par deux espaces géographiques différents. D’un côté, du sud à l’ouest, une chaîne de Serres qui culmine jusqu’à 514 m d’altitude. Elle est couverte par une forêt de châtaigniers[1]. Pendant des siècles, la culture de ces arbres a représenté l’économie primordiale de ce territoire inclus dans le massif cévenol. Vue prise des Fortunelles Font Longue – Châtaigniers à gauche, garrigue à droite. Le côté nord-est, avec une altitude moyenne de 260 m, fait parti de l’important plateau calcaire, couvert par la garrigue, à cheval sur la Basse Ardèche et le Haut Gard. Ce maquis aux essences méditerranéennes buis, cades, chênes kermès, thym … détient, en son sein, des Diamants noirs » avec des gîtes à Tuber mélanosporum » ou truffes du Périgord. Pendant des siècles l’acharnement du travail de l’homme, mémorisé par les rompudes[2] », a créé des lopins de terre parmi les bancs rocheux omniprésents. Cette obstination, caractère essentiel des cévenols, a maintenu un verger oliviers, mûriers, vignes, amandiers… complément nutritif, non négligeable, après la châtaigne. La récession agricole, commencée avec l’arrivée de la révolution industrielle, ponctuée par des fléaux naturels successifs disparition de la vigne attaquée par le phylloxéra à partir de 1863, gel des oliviers en 1956, abandon des mûriers suite à la régression de la sériciculture, mécanisation de l’agriculture impossible en ces lieux. Toutes ces calamités ont donné raison à la nature pour reprendre ses droits. Des dolmens à l’époque gallo-romaine. Malgré l’occupation temporaire de la garrigue, les anciens » ont respecté l’implantation des tombes préhistoriques. Courry a le privilège de compter vingt-quatre coffres mégalithiques[3] de l’époque chalcolithique - 2300 à – 1800 ans avJC. Pour la période gallo-romaine, une ruine, aujourd’hui disparue, a permis de mettre en évidence un établissement rural où se pratiquait l’élevage du mouton. Ce site a livré de nombreux tessons de poterie, des pièces de monnaie s’échelonnant de l’époque romaine au XIIIème siècle et une quantité de fusaïoles contrepoids en pierre d’une quenouille. Dolmen dans les Bois de Courry Un manuscrit du Xe siècle. Le document écrit le plus ancien, connu actuellement, remonte en l’an 950. Il précise d’après la Charta vétus »[4] ou Recueil de chartes anciennes » que Ennus, évêque du Vivarais, possède trente fermes à Courry Currio. Depuis ces temps ancestraux Courry se trouve rattaché au Vivarais. Il formait avec les communautés de Banne, Brahic et Malbosc La presqu’île du Vivarais »[5]incluse dans le territoire de l’Uzêge. Une église du XIIe siècle. Du XIIe siècle, l’église a conservé l’essentiel de son architecture primitive avec son abside en cul de four ornée, surmontée en extérieur, d’une remarquable corniche à modillons. Le mur de façade de ce monument est coiffé d’un clocher peigne. Les spécialistes attribuent cet édifice au roman auvergnat fin du XIIèm siècle[6]. A partir de cette période les textes anciens mettent en évidence le rattachement de la paroisse de Courry à l’abbaye de Bonnevaux[7], sous tutelle des chanoines de l’ordre de Saint Ruf, elle-même dépendante de l’évêque du Vivarais. Pendant six siècles la communauté courriole dépendra de l’ancien diocèse du Vivarais qui se nomme aujourd’hui Ardèche. Cette situation sera profondément modifiée après la Révolution Française avec la création des départements 1792. Courry deviendra commune gardoise. Ancienne carte postale de Courry avec plusieurs vues sur l’église. Un document fiscal de 1464. Au XVe siècle, un manuscrit très intéressant L’Estime[8] de 1464 »[9] donne une description assez précise, du village, avec les noms des habitants, les types de cultures, les noms de lieux etc. Ce document met en évidence la composition d’une communauté essentiellement rurale avec pour économie principale la culture de la châtaigne. Par là-même, le village de Courry se retrouve inclus dans le territoire des Cévennes. 1792… La victoire de Courry. Avant d’aborder l’aspect Histoire contemporaine », un fait marquant, du Bas Vivarais, mérite un développement. Une tentative contre-révolutionnaire de royalistes, sorte de chouannerie, prirent par les armes le château de Banne. Devant cette rébellion, les assemblées révolutionnaires du Gard et de l’Ardèche ne tardèrent pas à réagir. Elles préparèrent la troupe pour mater ce mouvement d’émeute. Le onze juillet 1792, le groupe pro-royaliste, composé de quatre cents hommes, se posta dans les bois de Courry pour tendre une embuscade à un détachement de l’armée révolutionnaire qui venait à sa rencontre. Le combat fut acharné. L’armée du Gard dut user du canon contre les insurgés. Une grande partie des réfractaires périt au cours de cet affrontement dont un des chefs Monsieur le Chevalier de Melon ». De nombreux villages, du sud ardéchois, subirent la foudre des armées révolutionnaires. Quelques jours après, le château de Banne sera démantelé et le chef principal de cette rébellion, le Comte de Saillans », sera massacré, aux Vans, à coups de sabre le vingt deux juillet 1792. Ce sanglant accrochage restera gravé, dans les annales historiques, sous la dénomination de Victoire de Courry ». Après La Victoire de Courry »… L’incendie du château de Banne, 1792 Des mutations après la Révolution. Après les périodes de troubles, comme tous les villages de France et de Navarre », Courry conserve ses activités rurales au travers des multiples vicissitudes du temps. Son agriculture reste toujours à la limite du précaire malgré son implantation généralisée sur la totalité de son territoire. Il doit, en parallèle, confronter les nombreuses épidémies et la forte charge des impôts. La Révolution le marque profondément avec l’abandon du Vivarais et son rattachement au département du Gard. Des mutations profondes s’enclenchent avec la prospection minière dans la région. Dans le village plusieurs exploitations de minerai de fer verront le jour mais les gisements trop lenticulaires seront de courte durée. Les mineurs paysans se convertissent dans les mines de charbons environnantes. Suivra la litanie des causes d’abandon de la terre avec la mécanisation agricole peu adaptée aux terrains caillouteux, le départ des filles vers les filatures, l’hémorragie des jeunes hommes avec la guerre de 14, l’attraction des grandes villes pour la recherche d’un emploi sûr et une vie plus confortable. Ensuite, tout se précipite avec la motorisation, les moyens de communications, l’attrait des loisirs, les études longues pour les jeunes. Site remarquable de Saint-Sébastien Une des collines dominantes, de Courry, porte le nom de site de Saint-Sébastien. Ce promontoire panoramique fait parti des curiosités de la région avec sa chapelle néo-romane érigée en 1722. Depuis 1989, deux demi-tables d’orientation géologique, placées à l’initiative de la mairie, renseignent les visiteurs sur les sommets environnants et sur les différentes formations géologiques du terroir courriol. Cette hauteur reste un domaine prisé pour la pratique du parapente. Une piste de décollage, face au nord, fait l’objet d’une activité intense aux beaux jours. Ce belvédère est, aussi, un passage de sentiers de randonnées. De nombreux clubs de marche ou des particuliers arpentent, souvent, cette montagne autant pour le point de vue que pour l’attrait sportif au milieu d’une garrigue odorante. Même les chasseurs gardois ou ardéchois fréquentent ce site pour tirer le sanglier ou le chevreuil. Chapelle de Saint-Sébastien construite en 1722 Originalité signalétique. La découverte du village est facilitée grâce à une signalétique originale des quartiers et des hameaux. Des plaques, sur céramique, portent le nom des différents lieux accompagné d’une image thématique. Cette réalisation et son financement ont été effectués à l’initiative de l’association Les Amis de Courry » pour conserver la toponymie traditionnelle. Le flambeau vient d’être repris par l’association Le plateau des Gras ». Une ère nouvelle. Aujourd’hui, une nouvelle communauté supplante la traditionnelle. Les paysans frustes d’autrefois, héritiers, d’une langue ancestrale, ne parlaient que le patois. Ils ont laissé la place aux retraités du baby-boom » conservateurs de quelques parcelles de châtaigniers et d’oliviers entre deux voyages touristiques, aux jeunes couples qui travaillent dans les villes voisines et aux européens », attirés par le soleil et le charme de la région, restaurateurs des vieux mas et constructeurs de piscines. Ainsi se poursuit l’histoire des courriols au travers de la mutation immuable du temps. [1] Voir association Castanéa » promotion du châtaignier – C. et F. Hugerot - Le Mahistre - 30500-Courry. [2] Travail qui consistait à fractionner, avec des outils manuels, des bancs rocheux pour les transformer en blocs portables. Les rompudes » traduisaient les difficultés physiques de ce labeur proche de celui des bagnards. [3] Voir association Le Plateau des Gras » - C. Bouvet - Croix des Parents-30500-Courry. [4] Histoire du Vivarais » de J. Rouchier – 1914. [5] Diocèses Ecclésiastiques du Gard de 390 à 1790 » de Germer-Durand, 1868. [6] Monographie L’église de Courry – Gard » de C. Talon 1981. [7] Livres terriers de Bonnevaux » de Vidal – Annales du Midi [8] Inventaire, des biens roturiers, établi pour le calcul de l’impôt. [9] Archives de l’Ardèche. Saint-Sébastien de Courry... Un site remarquable. La chapelle altitude 447m. L'origine de ce sanctuaire a pour signification, d'après la tradition orale, d'une reconnaissance des habitants de la région envers Saint-Sébastien pour leur protection contre la grande épidémie dite "Peste de Marseille". Cette maladie contagieuse avait fait de nombreuses victimes, dans le Midi de la France, au début du XVIIIe siècle. Une autre raison s'explique, aussi, par une politique de reconquête, de la religion catholique après les troubles des guerres de religions dans les Cévennes. De nombreux jésuites, envoyés par le roi Louis XIV, avaient pour mission de rétablir et de consolider la foi catholique dans la région. La construction de cette chapelle est due à l'initiative d'un jésuite, le Père Chamboul, "Missionnaire royal de la compagnie de Jésus", curé de Courry de 1721 à 1725. La population courriole gardait le mauvais souvenir de la destruction partielle de son église, par les Camisards, en de l'extérieur, cet édifice de style néo-roman a été construit, en 1722, sur une réplique réduite du plan de l'église de Courry. L'ensemble de la construction est maçonné en pierre calcaire, du lieu, liée à la chaux du "pays". Un clocher arcade, à une cloche, prolonge le mur de façade. La toiture d'origine, en tuile canal, fragile au vent a été remplacée par une couverture en tuiles mécaniques plates. La sacristie, côté sud-est, conserve son couvert en tuiles traditionnelles La cloche actuelle a été placée dans le clocher, en 1822, à l'occasion du centenaire de ce sanctuaire. Au cours de recherches sur l'histoire de Courry, j'ai eu la surprise de retrouver un extrait de testament qui mentionne un legs en faveur de l'acquisition d'une cloche pour Saint Sébastien archives familiales de madame Gilette Roux. Extrait "Aujourd'hui vingt huit novembre Antoine Combe des Armas sic, Hermas s'est présenté devant nous soussigné lequel dit Combe nous a déclaré vouloir acquitter un légat en faveur de St. Sébastien fait par feu Marie Gras sa femme dans son testament en la date et quoique le dit testament porte que le dit légat ne sera payé qu'après la mort du dit Combe celui-ci a été invité par la nécessité qu'il y a d'aider à payer la cloche qu'on a fait venir d'Alais qui coûte mille francs, entendu le dit Combe que lui et les siens seront valablement libéré du dit légat fait à Courry par nous président des Marguillers1 le vingt huit novembre mille huit cent vingt deux. Murjas prêtre...". 1 Les Marguillers étaient une association d'hommes qui gérait les biens de l'église. Cette corporation disparaîtra avec la loi de séparation de l'église et de l'état en 1905 Depuis bientôt trois siècles, cet édifice a marqué l'histoire locale. Point d'observation et de rassemblements des "Royalistes" en 1792, les "Révolutionnaires" avaient donné l'ordre, aux habitants du hameau de la Pierremorte, de démolir le bâtiment. L'évolution des courants politiques a eu raison de sa conservation. Tout au long des XVIIIe et XIXe siècles, la chapelle a fait l'objet de pèlerinages avec pour thèmes "La guérison des enfants malades", "La protection contre la sècheresse", "La fête des mineurs" et par tradition annuelle, le rassemblement des catholiques du Haut-Gard et de la Basse-Ardèche. En août 1944, un avion de reconnaissance hitlérien avait repéré la présence d'hommes armés autour de la chapelle. Sur la route N104, l'avant-garde d'une colonne blindée allemande s'était positionnée au niveau de "La Pierre Plantée" monolithe qui, avant 2007, matérialisait la limite du Gard et de l'Ardèche. Un char a tiré plusieurs coups de canon vers la chapelle et vers le village de Courry. Pour le sanctuaire, trois impacts d'obus se remarquaient sur l'extérieur de l'abside et sur le rebord de la toiture avant les travaux des années 50. Des entretiens périodiques maintiennent la chapelle contre les attaques du temps et des hommes. L'endroit se trouve exposé à la foudre des violents orages d'été. Le clocher a subi, à maintes reprises, des dégradations. Cet ouvrage a, partiellement, fait l'objet de restaurations plus ou moins habiles. Mais, qu'à cela ne tienne! La chapelle de Saint-Sébastien est, toujours là, cambrée sur la colline du même nom. La façade vers le Gard et le choeur vers l'Ardèche, elle reste le symbole de la foi qui l'a construite et un site de plénitude pour les hommes, de ce XXIe siècle, à la recherche d'un "Haut-lieu". Panorama, ciel, soleil et nature sauvage reposent le corps et soulagent l'esprit. Pour vivre pleinement ces moments d'émotion venez contempler un lever de soleil vers le Rhône, un coucher de l'Astre derrière le Mont-Lozère ou une nuit étoilée sous la voûte céleste. Alors... Vous serez amoureux de ce sanctuaire cévenol. Parapentes. Pour les adeptes de la "lévitation artificielle" le site de Saint-Sébastien, depuis quelques années, est devenu un "site nord" pour les férus du parapente. Certains jours, vous verrez ces grands oiseaux décoller à proximité de la croix de Saint-Fabien. Ces sportifs ailés planent, à des altitudes changeantes, au gré des courants ascendants ou descendants. Ils se posent soit sur une aire d'atterrissage située près de la D904 soit ils reviennent se placer sur l'aire de décollage. Dans les deux cas, ils sont toujours en Ardèche. "Le Site de Saint-Sébastien". La montagne avec sa chapelle, sa croix de Saint-Fabien, ses tables d'orientation, ses rochers ruiniformes, son panorama exceptionnel, sa nature sauvage forment un site reconnu mais non classé pour le moment. La ligne de crête supérieure délimite les départements du Gard et de l'Ardèche. Le versant méridional vous fait découvrir l'ensemble de la commune de Courry avec de minuscules agglomérations dispersées dans son massif de châtaigniers et sur son plateau calcaire. A partir de cette commune, la région Languedoc-Roussillon s’étire, sur quatre-vingts kilomètres, jusqu’à la Méditerranée. Au nord-est, vous dominez un immense plateau, situé en Région Rhône-Alpes, avec au nord les montagnes du Tanargue et du Coiron qui forment un barrage perpendiculaire à la Vallée du Rhône. Par temps clair et bien dégagé vous pouvez apercevoir le Mont Ventoux 1 912m et parfois le massif du Mont Blanc. Vers le nord-ouest, le Serre de Barri surplombe la ville des Vans et s’étire vers le Mont Lozère avec le Pic Cassini 1680 m dominant. En hiver, et bien souvent au printemps, les cimes enneigées de ces massifs forment un diadème blanc autour de cette pittoresque région. Tables d'orientation. De chaque côté de la chapelle vous pouvez accéder au deux demi-tables d'orientation touristique et géologique. Cette réalisation date de 1989. Elle est le fruit d'une étroite collaboration entre la commune de Courry, la région Languedoc-Roussillon, l' Ecole Nationale Supérieure des Techniques Industrielles et Minières d'Alès Ecole des Mines, du Centre Culturel Scientifique et Technique d'Alès, de l'Association Géologique d'Alès et de sa Région. Sur les socles en émaux, vous lirez les détails des descriptifs en prenant garde de rectifier certaines visées légèrement décalées. En consultant les graphismes de ces tables, vous aurez la possibilité de découvrir l’histoire géologique des parties visibles des trois départements environnants le Gard, l’Ardèche et la Lozère. Point géodésique. Sur le sol, à deux ou trois mètres avant la porte de la chapelle est fixé un goujon repère, en bronze, gravé d'une croix dans un cercle. Cette marque fixée par les géographes, à la fin du XIXème siècle, servait de jalon pour effectuer les visées au théodolite. L'appareil posé sur un trépied était centré à l'aide d'un fil à plomb dont la pointe devait coïncider avec le centre de la croix du point géodésique. Ce travail effectué entre, 1833 et 1888, a permis de réaliser, entre autres, la "Carte d' Etat Major" du secteur et le "Plan cadastral". Les points géodésiques servaient aussi, avant de commencer la cartographie d'un espace, à définir les coordonnées géographiques de latitude et de longitude pour y rattacher les points observés. Les rochers ruiniformes Les Roncs. Avant de quitter ce sommet vous pouvez visiter les falaises rocheuses qui surplombent la route départementale 904. Faites attention les escarpements sont dangereux principalement pour les enfants. Ce site a failli disparaître avec un projet de carrière en 1986. Le plan prévoyait l'exploitation de la pierre sur le versant ardéchois de la montagne de Saint-Sébastien. La prise de conscience collective à travers l'action de l'association "Les Amis de Courry", de la municipalité courriole et de la direction de la Cocalière a fait avorter le projet. La peur du loup Nous ne pouvons pas quitter ce hameau Les Thomases sans rappeler l'histoire des derniers loups qui hantaient, encore, la région au début du XIXème siècle. Voici la copie d'un extrait de l'état civil "L' an 1815 et le 9 août, sont comparus devant nous Cosme Damien Boissier ou Boissin ?, maire de la commune de Courry, faisant les fonctions d' officier public, Jean Rainard, cultivateur, du lieu des Thomases, âgé de 60 ans, et Jacques Rainard, son fils, âgé de 39 ans, lesquels nous ont exposé qu' hier, sur les sept heures du soir, Rose Rainard, âgée de 6 ans, fille du premier déclarant, fut enlevée par un loup farouce sic au lieu dit des Thomases, et qu' au même instant, l'on entendit Rose Thibon, femme de Michel Plagnol, qui criait au secours. Le dit Rainard père, et autres personnes en grand nombre coururent à sa poursuite, et, comme c'était le déclin du jour, malgré toutes les recherches exactes, ils ne purent rien apercevoir; que ce matin, à l'aube du jour Jean Rainard, Joseph-Félix Galdin, Jacques Chazal, officier municipal, et autres, se sont rendus à la mairie pour aller faire de nouvelles découvertes, afin de pouvoir découvrir la bête, et, qu' après plusieurs recherches, le dit Chazal, officier municipal, a aperçu dans un ? de pièce herme la tête de l'enfant, les entrailles et trois côtes qu' ils ont plié dans sa chemise toute teinte de sang, lesquels nous ont représenté tout ce dessus, et qu' après la vérification que j'en ai faite, je me suis pleinement convaincu que c'était la légitime enfant de Jean Rainard et de Marie Argenson, mariés. De tout quoi nous dit maire avons donné acte...". La peur du loup passe, aujourd'hui, pour une légende dans les comptines d’enfants mais il y a un peu moins de deux cents ans cette crainte avait sa raison d’être. Cette période des loups dans la région, avec de nombreuses victimes, a été étudiée par l'abbé Maurice André historien du Bas-Vivarais. Vue générale de Courry carte postale ancienne

au fil des jours au gré du temps