Toutesles balades imaginables en pleine nature sont possible : randonnées pédestres, vélo, remplissez vous les poumons ! Rien qu’à la forme de cet eco-lodge, sorte de hutte géante, on sent bien qu’on va dormir insolite ! Alors que pensez-vous de ces hébergements insolites en Irlande ? Comme je vous le disais on continue l’enquête
Béziers- Sète. 50 km. Cap vers la Méditerranée ! A travers une agréable piste cyclable, le canal vous guide, vers Sète et son ambiance méridionale. En longeant la rivière Hérault, vous atteindrez le phare des Onglous, ou le canal du midi se jette dans l’étang de Thau. Puis, c’est en longeant les plages de la Méditerranée que
Lapéniche Alégria. ALEGRIA est une péniche du type Freyssinet, construite en 1937 dans un chantier naval à Thuin en Belgique. Sa longueur d’origine était de 38,5 mètres, sa largeur de 5,07 mètres, et elle transportait jusqu’à 400 tonnes de chargement. En 1999 la péniche fut raccourcie à 30 mètres et convertie en habitation.
Considéréecomme l'écluse la mieux décorée du Canal du Midi, l' écluse de l'Aiguille est une réelle oeuvre d'art. En effet, l'écluse de l’Aiguille est une écluse à bassins doubles mais ce qui l'a rend si particulière, c'est son éclusier : Joël Barthes. Éclusier depuis 1988, Joël Barthes est avant tout un artiste.
Vouspourrez rejoindre le muséum de Toulouse en 20 minutes à vélo, et la place du capitole en 30 minutes. Vélos que vous pourrez d’ailleurs louer à quelques mètres de votre hébergement insolite. La péniche s’adaptera d’ailleurs à vos demandes. Que ce soit pour une croisière sur le canal du midi, privative ou non, une initiation
lLTPRY. Un séjour à vélo au fil de l’eau en suivant le canal du Midi, de Carcassonne à Agde, avec possibilité de poursuivre en bord de mer jusqu’à Sète. L'aventure Il règne incontestablement une ambiance particulière le long du canal du Midi, une certaine douceur de vivre. Sous le couvert des platanes, des chênes et des pins parasols, le temps défile tranquillement au rythme des écluses et des manœuvres des plaisanciers. Le circuit débute à Carcassonne, où vous découvrirez avec émerveillement la cité médiévale. Les neuf écluses de Fonseranes marquent ensuite votre arrivée à Béziers et son magnifique pont-canal. Puis c'est l'arrivée à Agde et à la mer, que nous vous conseillons de suivre jusqu'à Sète. Une merveilleuse piste cyclable longe d'immenses plages de sable pour un final en apothéose. En savoir plus Découvrir le programme complet et les tarifs 5 bonnes raisons de faire ce voyage La vie du canal au fil de l’eau, d’écluse en cité fortifiée inscrite au patrimoine mondial de l’ confort des hébergements, et la possibilité de dormir sur une péniche tout confort à vélos laissés à Agde ou Sète avec la formule location de vélo.Un circuit modulable selon votre niveau et vos envies. Le programme de la rando Jour 1 Arrivée à CarcassonneVotre circuit débute à Carcassonne. Nous vous conseillons de consacrer quelques heures pour flâner dans les ruelles de cette majestueuse cité, inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco. Surplombant les vignes, cette cité médiévale aux 52 tours vous enchantera par son héritage culturel. A l’entrée, ne manquez pas la statue de Dame Carcas, héroïne de la ville. Visitez ensuite son château datant du XIIe siècle, puis admirez le joyau de la cité la basilique Saint-Nazaire. — Au lieu de dormir en hôtel, vous avez la possibilité de dormir à bord d'une péniche de luxe stationnée sur le Canal du Midi à 7 km de Carcassonne. La péniche dispose de chambres doubles confortables avec salle de bain privative. Vous avez accès au salon, dans un cadre cosy et raffiné, et au grand pont extérieur sur lequel se trouve le hôtel. Jour 2 Carcassonne - HompsPour cette première journée de vélo, vous traverserez de paisibles villages Trèbes, Marseillette, et enfin Homps. Vous profiterez également d’une belle variété de paysages, avec des cultures maraîchères et les vignobles du Minervois. Vous ferez probablement une halte à l’écluse de l’Aiguille, au niveau de Puichéric. L’éclusier entrepose autour de l'écluse d’étonnantes sculptures de toutes tailles. Enfin, cette étape est marquée par un des ouvrages majeurs du canal l’épanchoir de l’Argent-Double, un pont-canal qui sert également de déversoir lors des orages occasionnant une soudaine montée des 40 km . Hébergement hôtel. Repas inclus matin. Repas libres midi, soir. Jour 3 Homps - CapestangUne étape bucolique où les écluses se font plus rares. Mais une journée qui ne manque pas d'intérêt avec l’aqueduc du Répudre et de jolis villages Ventenac et son château et surtout Le Somail et son magnifique pont fleuri enjambant le canal. Vous croisez également le canal de la Robine, qui relie la mer au niveau de Narbonne, et découvrez une ambiance de plus en plus méditerranéenne. Les platanes laissent progressivement la place aux chênes verts puis aux pins 40 km. Hébergement chambre d'hôte. Repas inclus matin. Repas libres midi, soir. Jour 4 Capestang - AgdeUne étape qui marque le retour de portions goudronnées au niveau de Béziers. Et une journée d’une grande richesse architecturale. L’imposante collégiale Saint-Etienne à Capestang ; le tunnel du Malpas, creusé “clandestinement” en seulement une semaine par les équipes de Pierre-Paul Riquet malgré le refus de Colbert, le bras droit de Louis XIV ; l’oppidum d’Ensérune, site archéologique et point de vue remarquable ; les neuf écluses de Fonseranns, pour le moins impressionnantes ; le magnifique pont-canal de Béziers... Puis c’est l’arrivée à Agde. Nous vous proposons de prolonger l’aventure le long de l’Hérault pour rejoindre la mer au Grau-d’Agde, et profiter d’une baignade bien méritée. Ou vous pouvez réserver une nuit supplémentaire à Agde pour poursuivre l’itinéraire jusqu’à Sète 30 km. La piste cyclable qui longe les grandes plages de sable jusqu’à Sète est de toute beauté. N’oubliez pas vos maillots de bain... Retour possible à Carcassonne en train depuis Agde ou 50 km. Repas inclus matin. Repas libres midi, soir. Plus d'informations sur ce circuit Ce circuit est proposé par l'agence de voyage Allibert Trekking. Pour connaitre les prix, faire une réservation ou poser une question, rendez-vous direction sur le site internet de l'agence de voyage Plus d'informations programme détaillé, photos et tarifs L'agence de voyage pour ce circuit en France Ce séjour en France est proposé par Allibert Trekking.
Par le jeudi 21 août 2014 1456 - Randonnées - Cet article a été lu 3739 fois. Commentaires 2 .La semaine dernière, profitant des vacances, nous avons décidé de faire du vélo en famille. Pas de vélo de course cette fois-ci, j'ai pris mon VTT afin de pouvoir tracter la remorque merci David pour le prêt dans laquelle allaient prendre place notre fils, Lilian 3 ans et les quelques bagages nécessaires pour passer une nuit à l'hôtel. Pour Céline, ma femme, son Vélo à Assistance Electrique KTM Macina Bold qui devrait lui permettre de ne pas trop souffrir, étant donné que ce n'est pas une assidue du vélo. Le parcours aller de Castelnau d'Estrétefonds, village situé entre Toulouse et Montauban, jusqu'à Castelnaudary. Le tout, via le Canal du Midi, qui est goudronné sur au moins 80kms des 90kms séparant ces deux 12 août, direction Castelnaudary Départ est donné à 9h le mardi 12 août. Il fait beau et la météo ne prévoit pas trop chaud. Tant mieux. Mais difficile, surtout cet été, de viser juste, surtout qu'il a fallu réserver l'hôtel quelques jours à l'avance. Le chargement est prêt et Lilian tout content de pouvoir s'installer dans la remorque. J'ai décidé de tracter la remorque plutôt que de la laisser à Céline qui utilise pourtant son VAE pour deux raisons je suis plus habile qu'elle sur un vélo avec mes 7000kms/an et mine de rien, une remorque est nettement plus large qu'un vélo je ne suis pas sûr qu'en tractant environ 50kg de plus, l'autonomie de son vélo soit suffisante pour rallier Castelnaudary. Et ayant déjà expérimenté une panne d'assistance, 23kg de vélo, c'est lourd ! Pas de doute, Lilian est heureux comme tout. Mais même dans la remorque, nous lui mettons le casque, au moins jusqu'à la sortie de Toulouse où nous allons rejoindre le Canal du Midi pour de bon. Car sur le début, nous allons devoir rouler quelques kilomètres sur la route. Il est à l'aise dans sa remorque deux places. De quoi stocker son doudou, une petite couverture, sa voiture favorite, un oreiller et un bidon qui lui permettra de se ravitailler comme bon lui semble. Avant le départ, nous fermerons quand même la remorque. Elle est équipée d'une maille sur la face avant évitant toute intrusion de bestiole en cours de route. Nous profitons d'un test de caméra pour réaliser quelques vidéos en cours de route. Traversée de Toulouse Jusqu'à Toulouse, pas de problème, le Canal est goudronné jusqu'au Port de l'Embouchure. Sauf qu'une partie est interdite à la circulation et nous oblige à quitter le Canal sur quelques kilomètres. Vu la circulation, je choisis d'emprunter le trottoir sur quelques centaines de mètres. Comme vous le voyez, sur certains endroits, ça passe limite avec la remorque. Dans Toulouse, ai niveau du Port de l''Embouchure, nous retrouvons le Canal, mais cette fois-ci, avec des chemins en terre. Nos vélos sont adaptés, donc pas de souci. Peu avant Saint Pierre, j'oublie de sortir du Canal et on se retrouve dans un cul de sac qui n'est pas signalé. Mairie de Toulouse, ça serait sympa de mettre 200m avant "dernière sortie avant cul de sac" !! A partir de là , il nous faudra circuler en ville pour rejoindre le Canal du Midi. Heureusement, en été, Toulouse se vide un peu et la circulation est nettement moins dense que le reste de l'année. Mais il faut tout de même rester prudent. Le moindre arrêt pour moi ou la moindre bosse se traduit par un gros effort pour relancer mon vélo et la remorque. Mine de rien, dès que la route s'élève un peu, on perd rapidement 5/6km/h. Quand on ne roule qu'à 20km/h, ça se sent ! On retrouve le Canal Nous retrouvons le Canal goudronné dans Toulouse, du côté de Port Saint Sauveur mais devons tout de même faire attention, beaucoup de vélos y circulent dans un mouvement plutôt anarchique, sans compter les piétons qui promènent leurs chiens en laisse, eux à droite, mais le chien à gauche avec la laisse sur toute la largeur de la piste ! De nombreuses personnes empruntent cette voie pour se rendre en vélo au travail. Ce n'est qu'au sud de Toulouse, du côté de Ramonville, que nous retrouverons un peu plus de tranquillité, avec seulement des cyclistes "sportifs" ou en randonnée comme nous. Nous adoptons un rythme tranquille de 16/18km/h. Pas d'impératif horaire à part celui d'arriver avant la nuit même si j'ai prévu les éclairages !. Nous croisons même un héron qui ne nous attendra pas pour la pose photo. Première pause Du côté de Castenet-Tolosan, on tombe sur une aire de jeu avec de quoi faire un pique nique. Ça tombe bien, il est plus de 12h, Lilian commence à avoir faim après plus de 3h de trajet. L'occasion de profiter du beau temps et de ce coin de verdure aménagé pour les enfants. Après un sandwich, Lilian va s'amuser sur les balançoires et toboggans. On le laisse se défouler car il va rester pas mal immobile ensuite. On repart après 1h de pause environ. C'est normalement l'heure de la sieste de Lilian, mais rien n'y fera, il ne dormira pas. Il faut dire qu'il ne se dépense pas trop dans la remorque. Nous lui faisons découvrir les charmes du Canal du Midi avec ses voitures "plantées" dans les champs ! Café péniche Après quelques kilomètres, nous tombons sur une péniche qui sert cafés, boissons et thés. L'envie est trop forte, nous nous y arrêtons. Thé pour Céline, limonade pour moi et Lilian. Lilian aura en plus droit à quelques bonbons qu'il décide de ne pas partager avec ses parents ! Et nous repartons après 20mn de pause ! Pause pipi Nous arrivons à la halte sanitaire d'Emborel. WC et eau potable, les deux nous seront utiles. Même si personne n'en a rien à faire, ce lieu se situe à très exactement d'altitude. Pour Lilian qui n'est propre que depuis peu, la photo ne laisse aucun doute, les WC sont les bienvenus même s'il nous dit qu'il n'a pas envie de faire pipi. Naurouze, point culminant Après l'aire d'autoroute de Port Lauragais, c'en est fini du bord du Canal goudronné le revêtement est cependant fait de terre bien plate, tout va bien. Nous perdons donc à peine 1 ou 2 km/h dans notre progression, mais gros avantage, les piétons et cyclistes sont nettement moins nombreux. Puis nous arrivons du côté du Seuil de Naurouze, le point où les eaux du Canal se déversent des deux côtés, à savoir vers la mer Méditerranée et vers l'Océan Atlantique. Un point situé à 189m d'altitude qui est aussi la frontière entre la Haute Garonne et l'Aude. Voici ce qui est dit au sujet de ce lieu sur Wikipédia Il est la pierre angulaire du projet de construction du canal du Midi de Pierre-Paul Riquet. C'est en effet le point le plus élevé du parcours bief de partage, qui nécessite un apport en eau continu pour alimenter le canal. L'ingénieur Riquet a l'idée de récolter les eaux de la Montagne Noire et de les amener jusqu'au seuil. Il fait construire le lac de Saint-Ferréol près de Revel et la rigole de la Plaine qui amène l'eau depuis le lac jusqu'au canal au seuil de Naurouze. Les deux parties du canal aboutissaient au bassin de Naurouze par deux écluses écluse de l’Océan et écluse de la Méditerranée. Quand le bassin fut abandonné on creusa le bief de partage et les écluses de l’Océan et de la Méditerranée furent reportées plus loin. Voici notre arrivée à l'endroit stratégique du Canal du Midi, juste après l'allée de platanes. Séance VTT en remorque Après le seuil, nous reprenons notre virée sur le Canal, où cette fois le revêtement devient inexistant. Nous avons droit à un chemin de halage assez défoncé avec de grosses flaques de boues qui nous obligeront parfois à descendre de vélo pour ne pas risquer la chute. Et puis si je passe dans une flaque un peu trop vite, la boue est projetée sur Lilian dans le remorque qui apprécie moyennement. Même si nous n'avons pas pensé à filmer les endroits les plus compliqués, trop occupés à gérer la trajectoire, voici quelques extraits vidéos montrant deux passages avec de la boue avant la section la plus compliquée. Cette section sur mauvais revêtement ne dure que 5kms, mais quand on a déjà fait 80kms, c'est long. Et Lilian commence à en avoir mare. Sur le goudron, c'était tout confort et il trouvait les quelques bosses "rigolo", mais là , même si je fais au mieux, il est pas mal secoué. 5kms avant d'arriver à Castelnaudary, le chemin redevient un peu mieux. C'est plat avec des cailloux. Arrivée à bon port Nous arrivons à Castelnaudary vers 18h. Lilian est bien content de pouvoir descendre et nous sommes fatigués. Une bonne fatigue, mais envie d'aller manger et se coucher. J'ai réservé à l'hôtel du Canal. Très bon point, l'hôtel dispose de garages à vélos fermés à clés. Les vélos sont donc à l'abri de la pluie et en sécurité. Autre point agréable en cas de randonnée comme la notre, l'accès gratuit pour les clients à un frigo pour déposer les blocs réfrigérants et les produits frais Après une bonne douche, nous partons à la recherche d'un restaurant... pour y manger de la saucisse de Toulouse. Le Cassoulet attendra que nous soyons à Toulouse ;- Repus de ce bon repas, nous ne tardons pas à nous endormir... et la nuit sera excellente. Non sans avoir mis en charge la batterie du KTM de Céline, le GPS et les téléphones. Nous avions une chambre avec vue sur le canal mais nous sommes endormis sans en profiter ;- Nous avons effectué 89kms ce jour-là . Mercredi 13 août, retour à la maison La nuit fut excellente. Mais en se levant, le ciel est couvert et le vent souffle...dans le mauvais sens. Je profite du petit déjeuner pour chercher sur mon smartphone un itinéraire qui nous fera éviter la mauvaise portion du Canal du Midi. Quitte à ce que ce soit plus long, mais on va éviter de s'infliger ça à nouveau. Il va donc falloir faire 17kms sur de la route avant de rejoindre le seuil de Naurouze. Il est un peu plus de 9h quand nous partons. Et le vent est fort. La météo avait prévu des rafales à 60km/h, elles y sont et la remorque ne facilite pas la pénétration dans l'air. Mais peu importe, on avance. Normalement, le vent devrait se calmer en début d'après-midi et une fois au bord du Canal, nous serons abrités. Même s'il ne fait pas sombre, vu que nous allons rouler sur la route, j'ai équipé le vélo d'un éclairage avant clignotant et la remorque d'un éclairage arrière rouge clignotant. Ce qui n'empêchera pas un automobiliste de passer à moins d'un mètre de la remorque - J'ai choisi un itinéraire passant par de petites routes plutôt que de faire au plus cours sur une route fréquentée, nous ne serons donc pas trop embêtés. Retour sur le Canal A partir du Seuil de Naurouze, nous reprenons notre progression sur le Canal sur une partie en terre plutôt roulante. Arrivés du côté de l'aire de Port Lauragais oui, le Canal passe au milieu de l'aire de repos, nous arrivons enfin sur la partie goudronnée, comme le montre cette photo. Et en plus, le soleil revient. Tant mieux, c'est toujours plus agréable. Panne d'assistance électrique Après plus de 30kms, Céline n'a plus d'assistance électrique. J'ai beau chercher, je ne trouve pas. Erreur D8 !! Je dis à Céline de continuer un peu, peut-être que ça va revenir tout seul. Pas évident avec un vélo de 23kg et les kilomètres de la veille. Comme au bout de 5kms on n'a toujours pas d'assistance, je cherche sur le téléphone. Ce serait un bouton bloqué. J'appuie alors sur tous les boutons...et miracle, ça revient. Tant mieux ! Pause à côté de l'autoroute Le Canal longe plus ou moins l'autoroute et à deux reprises, nous passons à côté d'aires où les automobilistes peuvent manger sur des tables en bois en bord de Canal et se dégourdir les jambes. A 13h, nous passons à côté d'une de ces aires et nous y arrêtons. Même s'il y a le bruit des voitures sur l'autoroute, on mange assis et sur une table. Il fait soleil en plus. Heureusement, car le thermomètre peine à franchir le seuil des 18°C ! Après cette pause, nous repartons et Céline m'indique déjà que dans 20kms, nous arriverons à la péniche où nous avons pris thé et limonade hier. Je n'avais pas relevé le kilométrage, elle si - Panne de Lilian Lilian ne profitera même pas de cette pause à la péniche. La digestion aidant, il s'endort dans la remorque après s'être consciencieusement couvert avec sa petite couverture. Nous nous arrêtons tout de même avec Céline en restant à côté de la remorque pour surveiller Lilian pendant que l'on prend un café. Les propriétaires de cette péniche sont vraiment sympathiques ils partagent avec nous quelques prunes qui leur ont été offertes l En repartant, le vent se lève soudainement et des gouttes commencent à tomber. Nous mettons donc la partie plastique sur la remorque pour le protéger de la pluie. Mais les choses étant mal faites, Lilian se réveillera 500m après que nous soyons partis de la péniche. Le pauvre, il aura loupé ça. Nous essuierons une première petite averse peu après, mais heureusement, nous avions prévu les vêtements pour la pluie et ça n'a pas duré bien longtemps. J'en profite pour faire une vidéo avec la Garmin Virb de toute la famille. Pause aire de jeux Nous nous arrêtons plus loin à l'aire de jeu où nous avions déjeuné la veille et où Lilian peut jouer. Comme vous pouvez le remarquer, notre tournesol est un peu moins en forme que la veille, vers Castenet-Tolosan. Céline commence elle aussi à fatiguer. Normal, elle n'est pas habituée et on a déjà fait plus de 140kms en deux jours. Lilian est en pleine forme et profite de l'aire de jeux. Mais une fois de plus, le ciel s'assombrit... pour devenir noir. Je scrute le radar de pluie sur mon smartphone, on ne va pas échapper à une nouvelle averse, mais ce n'est pas pour tout de suite. Lorsque nous repartons, les gouttes commencent à tomber et nous essuyons une très grosse averse, heureusement assez courte 5mn à l'entrée de Ramonville. De nombreux cyclistes et piétons s'arrêtent pour s'abriter, de notre côté, bien couverts, nous restons sur le vélo. Toulouse Nous arrivons à Toulouse où la circulation des cyclistes se fait un peu plus dense. Ça va bien, mais Céline commence à fatiguer et en plus, son autonomie de batterie n'est plus que de 35kms et il reste 35kms à faire. Il va donc falloir l'économiser pour être certain de monter la dernière côte 300m à 9% avec l'assistance. La traversée de la ville se fait sans encombres. Par contre, pour relier Toulouse à Castelnau, Céline le fera au courage. Mal partout, mais c'est normal. Déjà 160kms au compteur en deux jours. De mon côté, ça va, mais il faut garder des forces pour la dernière bosse aussi. Arrivée... après une sévère pente Nous arrivons à l'entrée de Castelnau d'Estrétefonds vers 19h. Plus que 5kms, Céline a 10kms environ d'autonomie, ça va passer. Finalement, le plus dur est pour ma pomme. Monter la dernière bosse, 300m à 9% de moyenne et un passage à 14% le tout avec une remorque chargée derrière. Mais avec le 28x32, ça passe sans trop de soucis. En cette seconde journée, nous aurons couvert 93kms. Un peu trop rude pour Céline qui n'est pas habituée et qui a eu mal aux fesses. Des étapes de 60/70kms la prochaine fois suffiront. Et ça évitera de se poser des questions sur l'autonomie de la batterie. Car là , nous sommes arrivés à la maison avec tout juste 2kms d'autonomie restante. Il fallait tout alors que nous l'avons économisée sur plusieurs km ! Excellente virée en famille qui n'aurait pu se faire sans la remorque merci David ! car rester plus de 6h dans un siège bébé n'aurait pas du tout été confortable pour lui. Très fier de Céline qui n'avait jamais fait autant de vélo merci le vélo électrique qui permet de partager cela en famille et de Lilian, adorable de bout en bout. Que ce soit à l'aller ou au retour, il n'en a vraiment eu marre que sur la dernière heure sur 9h à chaque fois de remorque mais sans râler. Juste en signifiant qu'il voulait descendre. Un bébé en or qui s'est lui aussi régalé dans sa remorque, même s'il n'a vu que les fesses et les jambes de son papa durant 180kms.
Découvrir le Canal du Midi à pied, à vélo ou en bateau. Le Canal du Midi est un ouvrage d'art unique au monde qui relie Toulouse à la mer Méditerranée. Créé au XVIIe siècle par Pierre-Paul Riquet, il a été inscrit au patrimoine mondial de l'Humanité par l’Unesco. Son chemin de halage est une invitation à la promenade autour de Capestang, Poilhes ou Olonzac. Retrouver toutes les informations pratiques à l'office du tourisme du Canal du Midi et la maison cantonnière de Capestang . Découvrez l'histoire du Canal du Midi ici. Naviguer En bateau, rien de plus simple il suffit de louer un bateau fluvial qui se pilote sans permis. Votre voyage au fil de l’eau sera rythmé par les nombreux ouvrages d’art ; le Canal du Midi compte au total 63 écluses et leur passage est toujours un temps fort de la navigation. A Capestang, dans les locaux de l'office de tourisme, le bureau de la capitainerie vous renseignera sur les nombreux services portuaires disponibles réapprovisionnement en eau et électricité, point internet, sanitaires avec douches, lave-linge, sèche-linge. Vous pouvez aussi accéder à la location de bateaux sans permis pour une heure, une demie journée ou une journée depuis le port de Capestang ou juste profiter des croisières proposées par nos prestataires. Classique - 3 colonnesCarréNom de la fiche FRANCE FLUVIALE [sheet-1680190]Nom de la fiche [sheet-1679782]Nom de la fiche CAPITAINERIE DU PORT CAPESTANG POILHES [sheet-1680585]TéléphoneVilleClassement HébergementsTypeAvisRéservationDescriptionPrix0 Pédaler En vélo, le canal des Deux Mers est une voie royale du tourisme fluvial et du cyclotourisme formée par le canal de Garonne et le canal du Midi. L’itinéraire s’adresse aux cyclotouristes aguerris comme aux familles. D’une longueur de 700 Km, il est le seul itinéraire en Europe à vous permettre de relier les plages de l’Atlantique à celles de la Méditerranée. Pour préparer votre séjour et votre itinéraire, rendez vous sur France Vélo Tourisme. Mais le Canal c'est aussi l'occasion de faire une petite ballade à vélo, réalisable par toute la famille et même par les moins sportifs! Vous n'avez pas de vélo? Pas de souci avec Vélogenie.
Profitez d’une balade à vélo sur le Canal du Midi Vous habitez le sud de l’Hérault et vous voulez passer d’agréables moments, tout en découvrant les lieux les plus insolites ? Le vélo, ce petit moyen de transport bénéfique à la fois pour votre santé et pour l’environnement, fera certainement votre bonheur. En effet, on ne cesse d’évoquer les bienfaits de la nature et du sport sur notre cerveau. Choisissez alors le bien-être et la beauté en faisant une balade à vélo, en pleine nature, le long du canal du Midi. Le terrain plat le long du canal ainsi que les zones ombragées vous permettront de faire une promenade des plus tranquilles et de pique-niquer à côté de notre camping 5 étoiles en Hérault. Faire un tour à vélo le long du Canal du Midi n’est pas seulement un sport, c’est aussi une manière de plonger un peu dans l’Histoire. Ce Canal a été conçu par Pierre-Paul Riquet au cours du XVIIe siècle, il relie le sud-est de la France Toulouse à la mer Méditerranée. Il est constitué de plusieurs tronçons dont un principal, qui fait 241 kilomètres de long. Le canal a d’abord été nommé canal royal de Languedoc ». Ensuite, les révolutionnaires de 1 789 ont pris la décision de le rebaptiser Canal du Midi ». En 1996, il a été inscrit au patrimoine de l’UNESCO Par ailleurs, la mer Méditerranée est très proche du Vias. Tout en vous amusant, vous pourrez découvrir ce lieu où la mer côtoie les plus beaux domaines viticoles. En effet, la balade à vélo peut s’avérer un moyen idéal pour profiter de la beauté de cette région, à travers plusieurs circuits, qui longent le canal. Il est aussi possible de simplement parcourir le site jusqu’à la Grande Maïre pour ensuite faire demi-tour et rouler jusqu’au pont des trois Arches avant de revenir. Voilà une magnifique balade où l’amour de la nature et le sport fusionnent… Le bonheur sera au rendez-vous !  Comment découvrir le Canal de Midi ? Que vous soyez un amateur ou un cycliste confirmé, vous trouverez certainement du plaisir à parcourir d’épatants espaces naturels, insolites et bien préservés. Entre le Canal du Midi, la mer et les vignobles, les pistes cyclables sont nombreuses. En effet, un réseau de 21 circuits VTT vous permettra de découvrir cette région à votre rythme. Ces circuits couvrent un réseau de 500 km entièrement balisés de différents niveaux 2 circuits verts, 12 bleus, 7 rouges, 1 noir. Ils sont répartis sur 4 secteurs Montagnac, Nizas, Florensac, Vias. Le plus grand avantage est certainement le fait que le terrain soit plat et ombragé les plus jeunes pourront aussi y accéder sans trop se fatiguer. En outre, le cyclo club et le club VTT de Vias vous convient à traverser la campagne avec eux. Entre Méditerranée et intérieur des terres, vous aurez le bonheur de découvrir les villages typiques du Languedoc et d’admirer des paysages exceptionnels. Par ailleurs, il est également possible de faire des sorties à vélo organisées par l’Office du Tourisme en été. Nombre d’entre elles bordent une partie du Canal du Midi, une occasion pour respirer une bonne dose d’air frais et faire de nouvelles rencontres. Enfin, vous l’aurez compris, la balade à vélo le long du Canal du Midi est une excellente occasion pour partager une activité amusante avec ses enfants ou ses amis. Une délicieuse promenade dans un cadre agréable ne peut être qu’une bonne idée pour déstresser.
Votre séjour en Croatie est unique ; notre expertise l’est aussi! Pour mieux préparer vos vacances, consultez le guide voyage Croatie et téléchargez les Ebooks gratuits conseils pratiques, idées de visites et bonnes adresses. 5000 kilomètres de cyclotourisme et de cyclo camping au fil du Danube… Une aventure à la fois humaine, sportive et touristique pour découvrir le plus long fleur européen, et parcourir une grande partie de l’Europe à vélo… Découvrir le Danube à vélo ; une aventure de 5000 km en EuropeL’Allemagne, pays du Rhin, de la Forêt Noire et du DanubeVers la Via Danubia en AllemagneL’Autriche découverte du Danube autrichienCap vers Bratislava et la SlovaquieDe la Slovaquie à la Hongrie … Au coeur de la Danubie dans la région de BudapestSur le chemin du retour…Mais où est donc passé le Danube ?Informations utiles pour visiter le Danube à vélo Découvrir le Danube à vélo ; une aventure de 5000 km en Europe SOMMAIRE 1 L’Allemagne, Rhin, Forêt Noire et Danube 2 Vers la Via Danubia en Allemagne 3 Découverte du Danube autrichien 4 Cap vers Bratislava et la Slovaquie 5 De la Slovaquie à la Hongrie la Danubie 6 Sur le chemin du retour… 7 Mais où est donc passé le Danube ? 8 Informations utiles Découvrir le Danube à vélo Une aventure de 5000 km en Europe Des questions pour un projet de cyclotourisme? Déposez vos commentaires ci-dessous ou sur le forum voyage Europe, je serai ravi de vous aider ! L’Allemagne, pays du Rhin, de la Forêt Noire et du Danube Arrivé à l’aéroport de Bâle, je décide de m’orienter vers Kembs afin de longer le Rhin. En traversant cette charmante bourgade et son château d’eau, réplique d’une tour de gué médiévale, je contemple les péniches sur le fleuve. Le trafic y est dense. Je trouve un réel changement lorsque j’arrive à Neuenburg-am-Rhein c’est tout à fait l’Allemagne avec ses petits jardins biens soignés , décorés avec de vieilles bicyclettes recyclées en jardinières, rues propres et décorées de jolies sculptures. Neuenburg am Rhein a été fondée en 1175 par Berthold IV et son église gothique conserve précieusement une statue de1527. En quittant Mullheim, où je me perds dans un dédale de pistes cyclables, la direction de Baden-Weiler est enfin indiquée Le décor montagnard est bucolique avec des grands espaces boisés de hêtres, noyers, noisetiers et des sapins qui culminent à plus de 15 mètres de haut. Je ne peux pas trop flâner car je dois rejoindre mon co-équipier à Schönau en Forêt Noire situé à 50 kilomètres de là , et il est déjà 16h30. Arrivé au camping sous la pluie, je ne tarde pas à m’installer et manger. Le lendemain, mon co équipier n’étant pas au rendez vous, je laisse ma tente et mon chargement sur place, et découvre la ville de Schönau, située à 750 mètres d’altitude pour faire des provisions alimentaires, visiter la ville et faire un petit tour de 70 kilomètres à travers la montagne à un petit rythme, histoire de faire quelques photos. En fin d’après midi, je profite du sauna du camping avant de passer à table. Je m’assieds sur le banc avec d’autres campeurs venus ici pour faire de la à la fin du repas, que le gérant de l’auberge me taquine car j’ai mangé l’assiette d’un autre sans m’en rendre compte, ne sachant pas vraiment ce que j’avais commandé. Cela amuse les autres qui m’invitent à boire un digestif que je ne pourrai pas finir, n’étant pas habitué aux boissons alcoolisées. Le dessert est copieux puisque l’un d’eux fête son anniversaire et qu’il nous y convie tous. Une ambiance de refuge de montagne, avec un décor de trophées de chasse, de vieux ustensiles agricoles, et une musique country accompagnant le tout. Je m’endors profondément jusqu’à ce que je vois arriver mon copain Bao. Celui ci, ingénieur en retraite, s’est donné comme objectif d’atteindre Budapest en quinze jours pour son ultime voyage à l’étranger en cyclo camping. Il m’explique qu’il a eu toutes les peines du monde pour récupérer son vélo parti une semaine avant par le train…je connais la chanson car moi aussi j’en ai déjà été victime. Il a été contraint de dormir en haut du col à Schweighof dans le froid et la pluie. Après un déjeuner copieux à l’auberge du camping, on repart gravir le col de Feldberg à 1233 mètres d’altitude. J’ai tout le temps de regarder le panorama puisque Bao arrive deux heures plus tard. J’en ai profité pour me laisser inviter à la terrasse du café situé en contrebas et qui offre une vue exceptionnelle. La température est de 7°C; on ne tarde pas à redescendre le col à une vitesse de 80 km/h pour contourner le lac de Titisee et ainsi arriver à Neustadt, où on prolonge la route jusqu’à Löffingen, charmante petite ville où on est accueilli chaleureusement par des gens en costume du pays au bord d’un immense poêle en faïence qui diffuse une chaleur douce dans toute la pièce. Löffingen, situé à 850 mètres d’altitude, possède une jolie petite église catholique érigée au XI° siècle, mais totalement remaniée au XVII et XIX° siècle avec, notamment, un plafond richement décoré où on peut distinguer St François, St Boniface, St André, St Charles, le prophète Ezéchiel et Daniel. Les tableaux représentent le dernier repas et la mise en linceul. Les vitraux, eux, très bien conservés, sont de l’origine de l’église et datent de 1094 cela est indiqué sur un le vitrail de gauche Nous quittons le lendemain Löffingen et sillonnons les routes campagnardes vallonnées de la Foret Noire pour nous rendre à Donaueschingen , la source du Danube où l’on fait une visite rapide de la ville . On peut y remarquer de belles façades du XIX° siècle car toute la ville avait été auparavant dévastée par un incendie. L’intérieur de l’actuel hôtel de ville recèle un lustre gigantesque enrobé d’un escalier en pierres ainsi qu’une petite fontaine avec femme en costume traditionnel de fête. Nous nous décidons à enfourcher nos vélos en début d’après midi pour finalement nous apprêter à dormir après avoir parcouru une centaine de kilomètres dans une jagerhaus» abris de chasse avec barbecue et le Danube à 20 mètres en contrebas. C’est l’endroit idéal pour y passer la nuit. On cache les vélos, monte la tente dans le logis car il n’est pas fermé et vers 20 heures on s’endort profondément On arpente des routes bordées de pommiers, poiriers, jusqu’à Riedlingen en passant par Gesingen, Tuttlingen, Sigmaringen, jolies villes avec des fontaines, et églises avoir visité Riedlingen, on se laisse inviter par le vicaire de la ville, d’origine vietnamienne, qui nous reçoit chez lui pour le repas du soir. On retourne la nuit tombée au camping qui se trouve en dehors de la ville. Après le petit déjeuner la propriétaire du camping, avenante et hospitalière, insiste pour que l’on goûte à son fromage, et n’hésite pas à nous donner une portion hors norme, avec un accueil digne d’un hôtel de luxe, on a du mal à quitter le camping et lorsqu’on reprend la route sur Ehingen, on a peine à avancer, le ventre repus. Chaque fois que l’on mange le soir dans un restaurant, il faut réclamer du pain, à croire qu’ une tranche de pain suffit pour nourrir un cycliste qui a parcouru 130 kilomètres dans la journée. Certes, on s’est gavé de pommes tout au long de la journée mais tout de même…visite de Ulm et camping le soir à côté de Gunzburg après 108 km. On voir encore des habitants avec leur costume traditionnel avec chapeau à plumes… Nous passons donc en Bavière, cheminons sur le parcours du jakobweg» jusqu’à Donauwörth. Vers la Via Danubia en Allemagne Donauwörth Ne trouvant pas de camping, un passant nous indique que le club de canoë kayak accueille les campeurs si il n’y a pas de colonies de vacances. Nous nous y rendons et y sommes accueillis à bras ouverts alors que les membres de l’association font une réunion dans une bonne ambiance. Nous nous installons sous le préau et visitons un peu la ville avant de nous endormir. Le lendemain, on se promène tranquillement avec pour préoccupation de trouver un cyber café pour rassurer la famille et les amis, faire des emplettes pour refaire les provisions de nourriture. La cathédrale de style baroque est surchargée de statues, et l’orgue de bonne facture, trône sur une balustrade dorée. Je pense comme Bao qui lui est bouddhiste, que Dieu ne veut certainement pas cet étalage de luxe et nous sortons de cette cathédrale un peu dépités. On traverse Neuburg an der Donau, ville entourée de plusieurs châteaux… Le soir, vers Kelheim, un fermier nous invite à nous installer sur la paille dans la grange…cela tombe bien car la nuit promet d’être pluvieuse. On se restaure avec les restes de midi, des fruits et des tomates, qu’il nous laisse généreusement à disposition dans un sceau. Un excès de fruit ou de l’eau pas très propre m’incommode et je passe une nuit fort désagréable. Le lendemain, vers Regensburgou Ratisbonne on aperçoit les ruines de Walhalla, un temple romain érigé sur la falaise. D’ailleurs, on suit depuis deux jours une voie romaine. Roulant près du rivage du Danube sur la via danubia, on s’arrête quelques instants pour prendre des fruits que les habitants vendentavec fleurs, légumes, sur le bord de la route. La piste cyclable est souvent en cailloutis ce qui, malgré des pneus très souples, m’amène à Regenssburg changer la chambre à air suite à une double ou triple crevaison. Je suis toujours malade et quand on arrive à Deggendorf, Bao m’attend dans un camping plutôt sommaire. On fait la connaissance d’autres cyclos d’origine autrichienne qui font la liaison Danube Rhin. Intrigués par le vélo couché, je leur fais essayer et ils en sont agréablement surpris. On rejoint Passau après 70 kms seulement de route, mais je n’en peux plus, m’arrête régulièrement. Le soir, je suis guérit et donc Bao m’invite à aller manger du chevreuil et de la soupe dans un restaurant-théâtre au centre ville de Passau, ville équipée d’un port pouvant recevoir de gros navires de plaisance. Une halte touristique et culturelle s’impose et après s’être installé au club de canoë kayak, on flâne en ville. Départ de Passau vers Linz en badaud …puis une panne survient sur mon vélo. Bao pense qu’il s’agit tout simplement de la clavette qui se dévisse. Cette panne nous permet de rencontrer trois globe trotteurs, Aurèle, Rachelle, et Lorraine d’origine suisse. Ils viennent d’Inde, en traversant le Tibet, le Boutant, l’Ouzbékistan, le Pakistan, l’Iran, la Turquie, la Bulgarie, la Roumanie… Ensuite on fait la rencontre d’un couple à vélo couché d’origine autrichienne. C’est vrai que l’on vient de passer en Autriche ! Les paysages sont grandioses, superbes, et reposants. L’Autriche découverte du Danube autrichien Arrivé à Linz, le propriétaire du camping nous explique que le Danube ayant débordé, le terrain est plutôt boueux…mais on n’a pas le choix, il se fait tard et on a déjà fait 140 kilomètres. On s’installe à côté de jeunes roumains qui nous expliquent qui vont en France pour rejoindre de la famille, mais il y vont à pied…Bon courage ! Les Autrichiens pratiquent beaucoup le sport le vélo, l’aviron, le roller en ligne, le marathon, et la marche pédestre. Tous les ponts sont équipés de rampes hélicoïdales pour permettre un accès plus aisé au cyclistes C’est impressionnant de voir le soir toutes les classes sociales s’entraîner sur les pistes cyclables, dans les bois, ou des pistes y sont spécialement aménagées selon le niveau de capacités des pistes sont dédiées pour la famille, pour ceux qui pratiquent régulièrement du vélo, et pour ceux qui font de la compétition avec un degré de difficulté plus élevé balisage en couleurs. Réveillé plus tôt que Bao, je prends de l’avance et il me rejoindra plus tard dans la matinée. On traverse Matthausen où d’ailleurs mon beau père a séjourné pendant la guerre de 1939 1945 avant d’être délivré par les Russes. A Tulln, jolie ville avec parcs et animations, on écoute un ensemble instrumental qui interprète un florilège de musiques plutôt emphatiques. La particularité de cette ville est que la digue qui les protège sur Danube se trouve au dessus de la ville. L’invasion romaine est omni présente, et les objets précieux, les statues, les ustensiles, et autres sont déposés dans le musée prévu à cet effet. Je fais visiter Vienne à Bao, ville que je connais déjà pour y être allé dans ma jeunesse avec l’orchestre, une ville riche et majestueuse faite de grande bâtisses en pierre de taille, ville très propre, des façades monumentales sculptées. On traverse le parc du château avec Michel, un nomade qui a campé avec nous cette nuit et qui nous a bien dépanné en eau et avec qui on pique nique dans un petit labyrinthe végétal à la française, face au château. Les fontaines sont en cours de réparation et les ornements sont remis après réfection avec beaucoup de soins. On passe sur l’île centrale de Vienne où les gens s’exposent sur le rivage herbeux et ombragé du Danube, au soleil, dénudés. On continue notre route par le chemin de hallage, bordé de saules, pommiers, acacias, poiriers, jusqu’à Petronell Carnuntum, ville réputée pour ses vestiges romains amphithéâtre, temple, thermes et villas… On s’endort sous la tente près d’un gymnase avec toute l’infrastructure qui convient. Cap vers Bratislava et la Slovaquie Bao arrivant trop tard, épuisé, exténué ne tarde pas lui aussi à se coucher. Partant au levé du jour en direction de Bratislava Presbourg on passe sous une ancienne porte médiévale à Haimburg. On arrive à Bratislava et après avoir rapidement visité la ville et ses statues amusantes, fait quelques emplettes achat ambre regardé quelques belles bâtisses, on s’oriente vers Samorin et Dunajska Streda. Un peu avant cette ville , je perds de vue mon co équipier que je ne retrouverai même pas à Budapest. Que lui est il arrivé ? Je commence à repérer un stade où éventuellement on pourrait dormir, un préau d’église, un abris de bus scolaire un peul éloigné de tout, une aire de pique nique on pourrait dormir sous la table… , bref, je l’attends en faisant mille fois le tour de la ville sans succès. Vers 23 heures, mon campement se fixe finalement dans le stade derrière la grande haie, sous le préau qui sert de tribune d’honneur. Je perche la nourriture loin de la tente ainsi que les vêtements sales au cas où un renard passerait par là … ici, c’est souvent qu’on en croise, de jour comme de nuit. La pluie tombe dru. Je garde un très bon souvenir de la Slovaquie. La piste cyclable qui longe le Danube est certes en cailloutis et parfois en voie sans issue, mais le paysage vaut la peine de prendre le temps de l’observer, la faune y est abondante, la flore aussi. C’est un univers sauvage, pas industrialisé, et lorsque je passe dans un village, les habitants veulent discuter avec moi, mais je ne parle ni le russe ni le slovaque alors ils s’essaient à parler en allemand. Je leur achète volontiers des figues, des pommes, du raisin, des poires, des noix que j’aurai pu ramasser moi même sur le bord de la route… et même goûte leurs beignets de pommes ainsi qu’une spécialité de fromage frais non écrémé pas très digeste et calorique…mais c’est pas bien grave vu que dans la journée je pense l’éliminer facilement. Le chemin est calme, loin de tout, tellement loin de tout que je me perds. Le meilleur moyen de connaître un endroit et de s’y perdre…et je peux dire que la prochaine fois, je n’hésiterai pas sur le parcours qui relie les deux villages, quitte à prendre la route asphaltée, vu que la circulation est quasi nulle dans cette région. J’y ai même vu des routes surdimensionnées par rapport à leur trafic, ce qui est tout le contraire dans la banlieue de Bratislava. Je fais mes courses à la coopérative pour 100 couronnes slovaques environ 3€. Il n’y a que du chocolat à pâtisserie, de la viande séchée, 250g de jambon qui est excellent, du fromage, de la saucisse sèche, quelques friandises, et planque le reste de l’argent dans le bidon avec les pièces mécaniques de rechange . Ici, les habitants font leur jardin potager et les cultures sont souvent du maïs, de la betterave à sucre, des carottes, des pommes de terre, des navets, des blettes et autres légumes. Je mange à midi à Komarno dans un restaurant en exposant mon vélo bien en vue pour que Bao l’aperçoive…mais toujours rien! Je règle l’addition 100 couronnes slovaques trois euros pour un repas complet, fait un tour au marché qui ressemble aux souks marocains. Je laisse le vélo pour me promener tranquillement pour voir la place européenne où en effet toute un petit village est reconstitué en représentant les façades de tous les pays d’Europe avec une magnifique fontaine au centre. La galerie marchande est très belle aussi. Les travaux sont financés par la Communauté Européenne et tout le quartier en est embelli. Une autre initiative de soutien financier est celui de la fabrique de porcelaine du pays, richement et singulièrement décorée . Un artisan travaille le cuir et j’en profite pour lui acheter un petit sac pour une somme modique. Quelques boutiques sont installées dans les garages d’immeubles. De la Slovaquie à la Hongrie … Au coeur de la Danubie dans la région de Budapest Je poursuis mon aventure au bord du Danube à vélo. Je traverse le pont pour retourner en Slovaquie et me décide à partir sur la route pleine d’ornières jusqu’à Sturovo, près d’Esztergom à la frontière Slovaquie-Hongrie, que je traverse par le pont de fer Marie Valérie » toujours le long du Danube en Danubie, dans la courbe du Danube. J’aperçois de l’autre côté de la rive la basilique d’Esztergom. Le lendemain, à midi, lorsque je veux sortir ma carte bancaire je me rends compte qu’elle n’y est plus alors que la sacoche est bien cadenassée. L’appareil photo non plus…paniqué, je téléphone à ma femme pour qu’elle fasse opposition à la carte. j’aborde Vac où je traverse le pont qui me mène à Szentendre puis Budapest après 175 kilomètres. Budapest est une ville immense, je perds espoir de retrouver Bao et me concentre sur la visite touristique. Il fait froid, un brouillard épais enveloppe la ville coupée en deux par le Danube. Le parlement de Budapest est imposant, le château royal et l’église proche dominent cet ensemble imposant de toute beauté, d’un raffinement et d’une prouesse architecturale. Je grimpe sur la grande colline pour avoir le plus beau panorama dans l’idée de prendre des photos. De là , je me dirige sur Peste en vue d’aller sur l’île Margit-Sziget, un immense parc. L’angélus tinte et je retourne au camping comme convenu avec lui mais il n’est pas là non plus. Y a –t-il plusieurs campings à Budapest ? Exténué, je m’endors profondément jusqu’à huit heures du matin. Visite de la ville de Budapest, puis le lendemain après 160 kilomètres j’arrive vers Baia Mare, à Baia Sprie. Il se fait tard, je n’ai pas trop le choix, bien que le camping ai l’air abandonné, j’aborde la réception et là on m’indique un emplacement prévu pour les tentes. Je m’installe donc près de deux camping-car, et m’endors vers vingt et une heures. Il est trois heures du matin lorsque je sens ma tente bouger. Elle est pourtant cadenassée et reliée avec mon vélo par une longe avec des grelots. Je commence à craindre le pire ! En effet, la clarine sonne qui va là ?». Je perçois le souffle de mon agresseur. Nulle doute il ne s’agit pas d’un animal mais bien d’un rôdeur. Il tente d’ouvrir ma tente mais le cadenas lui résiste. Je prend mon sifflet pour donner l’alerte qui a pour effet de les affoler ils deviennent plus méchants, essaient de me terroriser, Je reçois des coups de pied à travers la toile de tente, puis un coup sur la tête. Malgré ma cagoule et ma casquette en fourrure polaire, je ressens comme un coup de massue et perd légèrement la notion de l’équilibre pendant quelques instants. Je me ressaisis, sors de ma tente en catastrophe après avoir maintes fois sifflé et c’est alors que je vois un gars, trapu, qui m’attend avec des cailloux dans la main. Je comprends que je vais être lapidé et protège mon visage tout en m’avançant. Les deux autres agresseurs se tiennent à l’écart le temps qu’un autre campeur vienne à mon secours. Les deux reçoivent de ma part un coup de pied dans la tête cela a pour effet de recevoir les projectiles qui m’étaient destinés. Ils se sauvent ayant l’impression que je vais abandonner la bataille. Je saigne du bras, j’ai mal aux épaules et aux côtes…mais je suis tellement énervé que je les poursuis avec l’autre campeur qui est aussi blessé ainsi que le propriétaire du camping qui sort avec sa carabine mais lorsque nous maîtrisons l’un des trois agresseurs, les deux autres s’enfuient dans leur fourgon et nos biens avec. Pour ma part, on ne m’a rien volé. Je panse mes blessures avec les compresses imprégnées et une pommade cicatrisante puis une bande pour contenir le tout. Les allemands qui dormaient dans leur camping ont été les plus touchés de l’argent mais aussi le caméscope numérique, un appareil mp4, etc… inutile d’essayer de se rendormir car le gardien du camping a averti la police, qui, nonchalamment, sort des feuilles de rapport et questionne l’individu arrêté. Visiblement connu de celle-ci, ils le mènent jusqu’à la voiture où ils l’accroche avec l’anneau prévu pour remorquer celle-ci. Là , ils commencent à nous interroger les uns après les autres et ne parlant qu’un peu d’allemand, ils ne s’attardent pas trop sur mon sort, privilégiant les autres pour essayer de récupérer le butin embarqué. Je les soupçonne de connivence avec le gardien du camping qui n’est pas du tout inquiété. En bref, le brigand sera certainement vite relâché puisque le principal pour la police ici est que le butin soit récupéré. La Hongrie est un pays sale, où les routes sont en mauvais état. Je suis dégoûté… les gens étaient si gentil en Slovaquie que je ne comprends pas pourquoi il n’en est pas de même pour la Hongrie. Je garde une mauvaise effarant de voir le nombre de boutiques de casinos, de jeux de hasard, de bar à hôtesses, de courtisanes qui sont à l’affût et qui accompagnent certains hommes oisifs…manège sordide devant un policier qui leur sourit. Le verdict étant une clavicule cassée, de grosses plaies aux bras et dans le dos, une côte fêlée, je me vois mal prolonger mon voyage initialement prévu jusqu’en Albanie. Je passe donc un message à mon copain qui devait me rejoindre en cours de route à Baia Mare, pour lui expliquer ma mésaventure. Il répond que la Bulgarie, la Slovénie et l’Albanie sont des pays montagneux et que je ne pourrai pas traverser les Carpates à hauteur de Sibiu avec une seule main au guidon. Je comprends alors que c’est la fin de mon périple. Je retourne donc en direction de Budapest pour prendre le temps de faire du tourisme, vu que maintenant j’ai trois mois pour rentrer au bercail. Sur le chemin du retour… Je passe par Gyorzenivan, pour éviter la route principale interdite aux vélos, aux charrettes, et aux tracteurs puis un habitant me guide gentiment avec sa bicyclette par un chemin en terre battue jusqu’à Mosonmagyovar où je fais halte pour reprendre des forces. Le soir tombé je me trouve déjà à la frontière autrichienne et m’installe à Nickelsdorff. Là , on me soigne correctement et je me repose une matinée avant de reprendre la route en direction de Vienne j’y était il y a dix jours par le même chemin qu’à l’aller, puisque c’est plat. Les douleurs à la clavicule se font ressentir et je commence à méditer pour décider le chemin du retour. Mon idée est de suivre les rivières, je m’installe au bord du Danube en face de Rosenbach, son église bleue et blanche, dominée par son château médiéval entouré de murailles partiellement en ruines. Cette région qui borde le Danube a un climat privilégié et est peuplée depuis des millénaires. On y a retrouvé une Vénus dansante » à Krems datée de 32000 ans avant JC, mais aussi beaucoup de vestiges romains. En direction de Melk, Linz où j’arrive à 19 heures j’y fais la connaissance de jeunes cyclos autrichiens qui font un bout de chemin avec moi et ils semblent s’adapter à mon allure ils n’ont pas l’air pressés. Nous passons devant un champ de betterave à sucre, une culture de raisins et ,c’est là que l’on fait la remarque suivante les autrichiens n’hésitent pas à embaucher des roumains comme récoltant agricoles. On change de rive en traversant le pont pourvu d’une rampe hélicoïdale pour les vélo, pour changer un peu. La pluie est froide et il fait 5°C. Si cela persiste on va avoir encore droit à la neige ! On fait une étape de 143 kilomètres et le lendemain on arrive à Passau où on dort au club de canoë-kayak. Pourquoi aller se compliquer la vie ? Le Danube est le protecteur des oiseaux sauvages, des écureuils, des belettes. La flore y est abondante aussi avec entre autres, des colchiques. Je dors le soir à Kleipechwazach dans une ferme avec à quelques mètres de là , deux autrichiennes cyclotouristes qui parlent très bien le français et qui vont dans le sens inverse pour retourner chez elles après avoir visité la Bavière. Chacun mange de son côté et je m’endors vers vingt heures. A six heures je me prépare pour joindre Straubing, et Heermsaal où je suis accueilli le soir par le même fermier qu’à l’aller. J’ai eu droit à la grêle toute la journée alors j’ai choisi cette solution pour ne pas avoir à installer ma tente. Je prends mon duvet, ma couverture de survie et m’installe dans la paille. Je suis réveillé par une volée de cloches ici les matinesimposées par l’Eglise sonnent dès 5 h 30 ! Un délice de tranquillité contrarié et je n’ai pas d’autre choix que de me lever et de me préparer pour arriver ce soir à Hausen, un des derniers campings ouverts dans la région à 601 mètres d’altitude. Après une centaine de kilomètres, j’y parvient . Une tranquillité qui m’apaise . La région d’Obère est un parc naturel dans lequel il y a environ 70 châteaux remarquables, une vingtaine de sites romains, des sites préhistoriques. Les touristes viennent ici faire de la randonnée, de la spéléologie, de l’escalade où des rochers sont aménagés classés. Le camping de Hausen est confortable et le propriétaire parle très bien français camping Wagenburg. Mais où est donc passé le Danube ? Un panneau pédagogique explique que celui ci s’infiltre dans la nappe phréatique pour ressurgir 30 kilomètres plus loin…curieux voir le site…Le soir, à Ulfingen, les campeurs venus pour faire des cures thermales en profitent pour faire la java. La route sillonne jusqu’à Bondorf reconnaissable avec son parc éolien et là une descente sur 24 kilomètres. Je me prépare avance rapide, position couchée, contrôle de la bagagerie, des freins, j’enclenche la couronne de 57 dents et me voici propulsé jusqu’à Tiengen sans forcer une demie heure plus route est bordée d’une rivière de montagne. Je laisse mes affaires au camping pour alléger mon vélo et me dirige vers la Suisse pour aller faire mes courses vu qu’ici le mercredi tout est fermé. La gérante du camping ne voulant pas que je fasse sécher mon linge dehors à la vue de tous, prend mon linge, le fait sécher et me le rapporte repassé et plié. Je n’en demandé pas tant ! Tiengen est une ville ville y est traversée par une rivière de montagne. Une chapelle date de 1572, la maison patricienne de 1650, la tour de la cigogne fût, elle, construite au XIV ° siècle. L’enceinte de la ville, partiellement détruite date du XIII° siècle le toute sur des vestiges romains de 72 ans après JC. Trois châteaux ceinturent la ville. A partir de Tiengen, je trouve sans difficulté la vélo route qui longe le Rhin, partagée avec des riverains et quelques cyclos. C’est une région très urbanisée et industrielle et la faune se fait nettement plus rare et le panache des tours de refroidissement des centrales nucléaires suisses n’y sont certainement pas neutres. Après avoir traversé Albruck et Laufenburg, me revoilà enfin dans un cadre calme et verdoyant, un vieux pont couvert en bois enjambe le Rhin je suis à Bad Sackingen. Arrivé à 21 heures au camping de Sepois sur la route de Belfort après Mulhouse, je suis accueilli chaleureusement par le responsable du camping. Ce camping, situé sur l’ancienne gare juste au dessus d’un enclos à cicogne près d’un petit village où le lendemain matin je trouve tout ce qui m’est nécessaire. Je longe le Doubs par la vélo route afin d’arriver le plus vite possible chez un compatriote du cyclo accueil cyclo. Le chemin de hallage n’est pas toujours entretenu et je suis contraint de prendre la N463 pendant quelques kilomètres… Philippe JC me rejoint et me reçoit comme un prince et me nourrit de spécialités locales cancoillotte, et un genre de tartiflette, tarte aux pommes et fromages du pays. Ici, le fromage est plus crémeux la race de vache laitière est la Montbéliarde. Il me fait visiter la ville, la citadelle Vauban, les vieilles maisons, les ruelles et m’indique le chemin qui me conduira dans l’Ain. On passe ensemble le tunnel du canal du Doubs, à Avane Avevrey. Pour éviter la circulation, je passe par Ocelle, les salines royales, près de la forêt du domaine de Chaux, puis à Arbois, patrie de Pasteur. Je monte sur le cirque du fer à cheval, les grottes de Doisnon, puis rejoins Montrond pour m’arrêter au Pont de Navoy dans un camping qui normalement est fermé…mais la propriétaire a pitié de moi et m’héberge. L’ancien pont de Navoy enjambe l’Ain où l’on pratique aussi le canoë. Je vais gambader au lac de Marigny, Champagnolles et ses alentours. Parti à 7 heures de Pont de Navoy, j’emprunte la route qui sillonne à l’est en direction de Lons le Saulnier puis file sur Pont d’Ain par Cressia, Grigny, St Julien, routes vallonnées, pour parvenir au camping de Saint Nizier le Désert, à l’Est de Villefranche sur Saône, sur la vélo route des étangs après avoir parcouru plus de 140 kilomètres. Le lendemain, je me repose à Lyon chez mon beau frère. Jonathan m’accompagne dans le vieux Lyon, les ruines antiques de Fourvière, A 10h30, Jean Claude m’aide à sortir de Lyon en m’escortant sur une trentaine de kilomètres sur la d86 que je garde jusqu’à la Voulte sur Rhône sur Rhône, itinéraire que j’avais déjà parcouru auparavant. Je suis attendu à Livron sur Drôme chez des amis où je suis très bien accueilli. Je rencontre Albert S sur son vélo couché M5 et on en profite pour discuter des excursions que l’on peut faire dans le secteur et des derniers voyages effectués. Cela fait 1 mois et demi que je suis parti et la fatigue commence à se faire ressentir. Le fait de faire du camping, d’avoir la contrainte de piloter le vélo avec un seul bras pendant plus de quinze jours, les douleurs à répétition, et le fait d’avoir été obligé pendant dix jours d’avaler des antibiotiques doit y être pour quelque chose. Mes amis me préparent un repas pantagruélique pour la journée dont je profite dans les gorges de l’Ardèche, puis de l’Allier pour établir ma tente après Ales, à Anduze, sur un terrain en terrasse sur lequel a été planté des oliviers. C’est mieux que la veille à Saint Martin de l’Ardèche, car là au moins je suis en pleine nature au calme. Je suis près d’une voie romaine. De plus, le paysage est magnifique. En pleine nuit, j’ai la visite de sangliers qui gloussent près de ma tente mais dès que je gueule», ils s’éloignent rapidement et je me rendors . Au petit matin, je me rends compte que j’ai dressé ma tente près d’une ferme mais le paysan du coin me laisse tranquille, beaucoup trop occupé à sa vigne, qui, d’ailleurs, a été envahie pris le mildiou. Je dégage pour reprendre ma route vers Ganges, Larroque, une jolie église fortifiée puis les gorges de l’Hérault, le château de Tonac, Dufort, Quissac, St Hyppolite du Fort. Je m’achète de quoi manger, et une personne me demande de la monnaie. Je lui explique que je ne lui donnerai pas d’argent mais que je veux bien partager mes victuailles avec lui si il se donne la peine de venir sur le banc à proximité. C’est ainsi que l’on mange et discute ensemble des évènements de la vie qui l’ont conduit à cette misère. Je le quitte en lui serrant sincèrement la main et lui souhaitant beaucoup de courage, tout en lui laissant une fougasse achetée chez le boulanger du coin. Il me remercie et me regarde partir sur Pézenas où j’arrive vers 21 heures, fatigué d’avoir encore fait une étape de 153 kilomètres. Pézenas est une jolie petite ville chargée d’histoire où les marchands étaient autrefois riches d’où des hôtels particuliers de toute beauté avec des façades remarquables. A hauteur de Capestang, je trouve le chemin de hallage du canal du Midi et je suis le bord de ce canal jusqu’à la gare de Toulouse. Entre temps, je fais deux escales, une au camping de Villegly, petit détour afin de trouver un des derniers campings ouverts de la région, et j’en profite pour manger des tapas au bar du coin où les jeunes font la fête de dégustation du vin nouveau, puis à Castelnaudary avec tout au long du parcours, un vent de Nord est appelé Cers» et qui ralenti sérieusement mon élan. A Castelnaudary, je suis vivement accueilli par mon oncle et ma tante qui m’ont préparé afin de me reconstituer un cassoulet, des champignons, une tarte aux ananas. Je me rue sur les raisins qui sont excellents et sors en ville faire quelques emplettes, me promener jusqu’au vieux moulin. Le soir, j’accompagne ma tante au jardin potager situé à deux pas de chez eux, sur le bord du bassin du canal, pour choisir les légumes pour le repas du soir non sans avoir goûté aux dernières tomates, aux salades dont je raffole, et grappiller quelques raisins et autres fruits par gourmandise. A Toulouse, ma cousine m’y attend avec un ami musicien. On discute des dernières tournées effectuées, du public, du futur programme, les impressions sur ses dernières compositions, les ébauches de sa prochaine commande. L’après midi est consacrée à la visite de la crypte de la basilique St Sernin, le musée Saint Raymond où l’on nous commente les dernières découvertes archéologiques suite aux travaux du métro toulousain. On découvre aussi des bustes de statues antiques trouvées à Ensérune, près de Béziers, et des objets du quotidien de l époque phénico-punique du VII° siècle avant En déambulant dans les ruelles des vieux quartiers, on me dévoile des vestiges médiévaux insoupçonnés, des très anciennes cours intérieures, et des portes clavières insolites. Au petit matin, Jean Claude m’accompagne sur la route qui me mènera le soir dans le Comminges, en passant par Villeneuve-Tolosane par la voie cyclable, Fonsorbes, Le Fousseret, Aurignac. Je dors à la belle étoile près d’une rivière à Montmaurin, à proximité de vestiges gallo romains. Il pleut, il fait très froid et au petit matin, je discerne la chaîne pyrénéenne enneigée à hauteur du château de Mauvezin. Un cyclo accueil m’attend à Tarbes mais il n’est que 16 heures et j’en profite pour aller jusqu’à Pau. De là , une journée me sépare de Magescq, le village où j’habite et où je suis heureux de retrouver mes proches, mon petit confort après deux mois d’absence et plus de 5000 kilomètres au long de ce voyage j’ai pu profiter de la nature sauvage, me baladant à un petit rythme, en flânant, l’esprit curieux, avec les escales touristiques que j’ai voulues. Je me suis bien détendu peux dire que pendant 2 mois, j’ai apprécié les recettes culinaires de chaque région visitée, ai respiré le bon air de la Forêt Noire aux fins fonds de la Slovaquie….un rêve qui certes a été écourté pour des raisons de santé, mais un voyage inoubliable de par la beauté des paysages, de l’accueil charmant des habitants, de la découverte des vestiges archéologiques et la possibilité de faire de la bicyclette sans être gêné par la circulation….d’où les nombreux détours en France. Le trajet sur les rives des rivières du Doubs, l’Ain, le Rhône, la Drôme, l’Ardèche, le Tarn, l’Allier, le Gard, et enfin le canal du Midi…tout cela pour avoir des routes les plus horizontales possibles pour ne pas avoir à forcer sur la clavicule ce n’est pas le chemin le plus direct pour relier Basel à Magescq ! Informations utiles pour visiter le Danube à vélo Indispensable pour découvrir le Danube à vélo le passeport, la carte d’identité, la carte internationale CPAM, une assurance rapatriement, deux cartes interbancaires en Slovénie, en Slovaquie la carte bleue n’est pas appréciée au profit de la Master Card, un faux porte monnaie, des grelots et des cadenas pour les sacoches et pour la tente, une couverture de survie contre le froid, trousse à pharmacie, panneau solaire flexible 10W pour le rasoir, les lampes, le mp3, l’appareil photo, le rechargeur de piles, et autres… la photocopie des papiers d’identité, des bougies, des sacs plastiques et briquet le tout dans des petits bidons étanches. Pas de rations énergétiques, le mieux est de manger du bon pain avec du fromage, de la viande séchée, du riz, des boîtes de poisson à l’huile, des biscuits et beaucoup de ce qui est des vêtements, vu la période, des gants en soie avec des gants en néoprène, des vestes en fourrures polaires, j’ai bien dit des vestes que l’on peut facilement défaire tout en gardant sur soi, pour ce qui est des chaussures, je fais toujours avec des nues pied prévus normalement pour le canyoning, avec si il faut, des chaussettes de montagne par dessus d’autres chaussettes et pour isoler le tout quand il pleut, des sacs plastiques de supermarché. Pas de matelas auto gonflant car il suffit d’étendre le linge sur la bâche de la tente, un canif, des couverts ne jamais utiliser les couverts dans les restaurants etc. encore moins chez l’habitant..Alors le vélo couché, qu’est-ce que c’est ?Rien d’autre qu’un vélo, avec un pédalier, une petite roue de 20 pouces devant et une de 26 pouces à l’arrière, avec un véritable siège à la place d’une selle de vélo classique. La perception que l’on a de l équilibre est différente ce qui ne va pas dire que ce genre de vélo n’est pas stable, bien au contraire. En roulant, si le vélo penche à gauche, on rattrape le déséquilibre en tournant le guidon à gauche et inversementEh bien à l’instar d’un vélo droit, à se déplacer de manière efficace, confortable, propre, économique tant pour les voyages, pour les ballades, pour aller chercher ses légumes à l’amap, que pour le déplacement quotidien pour le domicile-travail. C’est le meilleur compromis entre impact environnemental et vitesse de ma part, en voyage, chargé avec des sacoches, je n’ai vu aucune différence en montée. Ca brûle tout autant les cuisses et je ne me suis pas risqué à faire de la danseuse en vélo droit pour éviter de trop solliciter le à ceux qui disent non, c’est pas possible de faire des montées à vélo couché ! », je ne ferai que les inviter à voir le tableau des cols que j’ai passé à Vélo couché pendant mon voyage entre Toulouse et Gibraltar ou de consulter le tableau des cols franchis en bent sur le site de l’association française de bent AFB.Des sources disponibles sur internet démontrent schéma à l’appui que le vélo couché est plus efficace qu’un vélo droit, le gain d’efficacité dépendant du type de vélo la position aérodynamique et le fait que les fesses et le dos soient calés et augmentent considérablement la poussée sur la pédale pour peu que la musculature des cuisses suive, tout cela participe à ce constat, et ce malgré une longueur de chaîne plus ce propos, le frottement de la chaîne ne dépend pas de la vitesse du vélo et reste à peu près constant puisqu’on tourne les pédales au même régime c’est l’effet magique du changement des vitesses !. En revanche, la force de frottement de l’air augmente avec le carré de la vitesse et est surtout proportionnelle à la surface de frottement. Autant dire qu’allongé, elle est sérieusement diminuée et compense largement le frottement induit par la longueur de chaîneMaintenant, personnellement, sur mon bent, je ne remarque que quelques km/h de plus deux ou trois aux alentours de 25km/h par rapport à mon vélo droit de voyage. En comparant ce qui est comparable mon vélo droit de voyage avec le vélo couché de voyage aussi, la différence n’est pas significative… Attentions aux spéculations !Enfin pour conclure ce paragraphe et pour les accros de la comparaison, je rajouterai deux ou trois données intéressants le record de l’heure à vélo couché établi par Sam Whittingham sur vélo couché de course entièrement caréné est à 84,215 km/h. Le record de vitesse à vélo couché entièrement caréné lui aussi et établi toujours par Sam Whittingham à 130,36 km/h sur 200 m lancé.On me parle là de différents types de vélo couché… Je pensais qu’un vélo couché reste par opposition aux short wheel based empattement court, des guidons hauts par opposition aux guidons bas, des guidons bas à prise directe sur le cadre, des guidons bas avec biellette de renvoi, des vélos couchés avec des roues de diamètre 20’’x20’’, 20’’ à l’avant et 26’’ à l’arrière ou bien encore 26’’x26’’. On pourra aussi parler des vélos couchés de course, généralement équipés en 20’’x26’’ sur lesquelles les roues sont très éloignées pour que le pilote se trouve le plus allongé possible le plus près du sol, on pourra encore parler des vélos couchés de randonnée plus hauts, plus robustes équipés d’amortisseurs à l’arrière… Il existe même un constructeur tchèque qui a sorti son modèle mountain bike car l’avantage du vélo ,couché est de ne pas être gêné par les couronnes dans les obstacles, puisque celle ci est placée nettement plus position allongée est vraiment confortable…comme dans un fauteuil , respiration optimale car cage thoracique ouverte, une sensation de glisse dans les virages en descente, pas de mal au dos, ni aux poignets, ni aux coudes. L’autre avantage du vélo couché est que en cas de chute, ce n’est pas la tête qui bascule en premier, mais le vélo s’incline généralement sur la droite, côté fossé et toutes les chutes que j’ai faites depuis deux ans se sont fait sans du vélo couché 2 kilomètres pour avoir de l’équilibre dessus 20 pour rouler à peu près droit, et deux cent pour négocier un demi tour dans une rue étroite sans tomber et sans poser le pied par terre, et 2000 kilomètres pour bien maîtriser l’engin. Philippe Durantou À propos Articles récents
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