Résumé: Le Dernier Jour d'un condamné, de Victor Hugo (1829) Un condamné à mort raconte sa condamnation, son séjour à Bicêtre, puis à la Conciergerie, décrit les préparatifs de son exécution, sa dernière toilette, le voyage en charrette vers l'échafaud, ses impressions durant les quelques instants de délai qui lui sont accordés
1 ↑ Achevé en 3 semaines selon Victor Hugo raconté par un témoin de sa vie [archive], chapitre L ou en un mois et demi (14 novembre 1828 - 26 décembre 1828) selon Roger Borderie (Notices sur le Dernier Jour d’un condamné - Gallimard 1970) 2. ↑ Lettre de Victor Hugo à son éditeur du 3 janvier 1829
Argument3 : « Se venger est de l’individu, punir est de Dieu » (Préface du Dernier Jour d'un Condamné). Seul le Tout-Puissant a droit de vie ou de mort sur ses sujets. Le fait que la société le condamne à mort est une remise en doute de la puissance divine. L'imprévisibilité de la mort est contrecarrer par son déroulement imminent
Lirela suite du résumé . Neuf . Produit indisponible pour le moment . Fiche détaillée de "Le dernier jour d'un condamné" Fiche technique. Auteur : Victor Hugo; Editeur : Flammarion; Collection : Gf ; Etonnants Classiques; Date de parution : 26/08/2011; EAN13 : 9782081266414; Langue : français; Catégorie : Petits classiques; Livre en français . Résumé. Le dernier jour d'un
7j6lrZc. Résumé par chapitre, vous trouverez des informations pratiques et fiables sur résumé par chapitre sous forme d'articles, de vidéos et de photos. Vous pourrez poser vos questions à nos experts ou donner votre avis en commentaire. La Chartreuse de Parme résumé par chapitre - Stendhal Rêveur inlassable, Stendhal de son vrai nom Henri Beyle est ce que l'on peut appeler l'un des plus grands écrivains français de son époque et de nos jours. Ayant donné son nom à un syndrome, celui vous l'aurez compris de Stendhal, il est fasciné par la beauté qui se dégage de la nature, des bâtiments,... Résumé chapitre par chapitre de Zadig - Voltaire Et bien non, Zadig de Voltaire n'est pas un magasin de vêtements, nous pouvons tous ensemble haïr le jour où la publicité est entrée si profond dans notre subconscient qu'elle nous a vampirisé notre culture et remplacé le nom de ce superbe conte philosophique par des vêtements. Vous l'aurez compris, aujourd'hui... Résumé chapitre par chapitre Le Dernier jour d'un condamné Le dernier jour d'un condamné est un roman écrit par Victor Hugo en 1829. Il se compose de 49 chapitres et seulement 97 pages. Victor Hugo dans ce roman traite bien évidemment de la peine de mort, de la liberté, de l'absence de liberté et de la torture psychologique du condamné à mort dans ses derniers... Résumé chapitre par chapitre de Au bonheur des Dames - Émile Zola J'accuse l'Assommoir de ne pas faire le Bonheur Des Dames, J'accuse Germinal de saper la Joie De Vivre, J'accuse la Bête Humaine d'être La Débâcle de La Terre et nous pourrions continuer ainsi pendant bien des lignes tant les écrits d'Émile Zola sont connus à perte de vue et tant sa critique du second empire... Résumé de Bel-Ami de Maupassant - Chapitre par chapitre Nous ferons ici un résumé détaillé chapitre par chapitre du roman Bel-Ami de Maupassant. Ce roman, publié en 1865, retrace le parcours atypique d'un jeune homme prêt à tout pour conquérir Paris et réussir. Il mettra en tout 7 ans à atteindre son objectif, sept années pendant lesquelles il accumulera les... Résumé de l'odyssée par chant - Homère Qui n'a pas étudié sur les bancs de l'école cette oeuvre millénaire ? Qui ne s'est jamais intéressé à la mythologie et à la civilisation grecque ? L'Odyssée d'Ulysse à été écrite par l'aède poète Homère, ce dernier aurait composé l'Iliade et l'Odyssée vers la fin du 8 ème siècle avant J-C, cette odyssée... Résumé par chapitre de "Candide" de Voltaire Nous ferons un résumé détaillé par chapitre de Candide ou l'Optimisme 1759 le chef d'oeuvre de Voltaire 1694 - 1778. Chef de file de la Philosophie des Lumières, inventeur et maître incontesté du conte philosophique, Voltaire s'est essayé à de nombreux genres littéraires. Ses apologues touchent...
Introduction Perdu dans ses pensées, Victor Hugo a, pour sa part, toujours était un homme libre. Si libre que sa pensée lui a valu un exil mais pour l'auteur romantique, l'esprit et la création sont plus forts que tout. C'est après avoir assisté à une scène traumatisante que Victor Hugo a décidé d'entreprendre l'écriture du Dernier Jour d'un Condamné. Un soir de 1828, il observe un bourreau graisser la guillotine sur la Place de l'Hôtel-de-Ville. Hugo comprend qu'un homme mourra le soir-même. Cette pensée l'inspire dès aujourd'hui, il écrira pour lutter contre la peine de mort. Le court roman d'Hugo peut se lire comme le journal intime d'un condamné qui se livre à ses dernières pensées et confessions durant les 24 dernières heures précédant la terrible sentence. Ici, le "moi" romantique est encore de mise le romantisme permet à Hugo de montrer l'absurdité des théories pénales et d'une justice qui favorise encore la peine de mort. Pourtant, cette idée n'était pas encore développée par les penseurs des Lumières Diderot et Kant étaient favorables à la peine de mort et y voyaient une sentence juste et adaptée au crime commis. La punition était encore trop faible pour mettre à mal les criminels. Hugo, lui, est révolté par ce genre de pratique. C'est pourquoi cet incipit est un vrai réquisitoire contre la peine de mort. IL va chercher à montrer, au sein de ce premier chapitre, l'aspect tragique de la condamnation à mort afin de susciter la compassion chez le lecteur. Dans un premier temps, nous allons étudier l'omniprésence de la mort, caractéristique de ce passage, en contraste avec la célébration de la vie. Ensuite, nous montrerons en quoi cet extrait est à la fois réaliste, pathétique et tragique. Tout au long de l'analyse, nous montrerons la force de persuasion de Victor Hugo qui cherche, coûte que coûte, à défendre son idée. 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Il y a une cohabitation entre l'existence et la mort. Le personnage ne semble pouvoir se défaire de ce colocataire un peu trop présent à son goût. Condamné à mort ! Voilà cinq semaines que j'habite avec cette pensée, toujours seul avec elle, toujours glacé de sa présence, toujours courbé sous son poids ! Dans ce passage, le présent de narration j’habite » et l'adverbe de durée répétition toujours » x 3 renforcent l'idée de longue attente. L'adjectif seul » accentue l'idée d'enfermement et de solitude, le condamné ne peut pas échapper à cette amie collante. Seul face à ses peurs, condamnée à cohabiter avec la mort, l'homme que dépeint Hugo est l'homme ordinaire confronté à une fatalité tragique... Gravure de Gustave Fraipont, 1882-83 Argument 2 Le moindre de ses gestes rappelle à l’homme que cette pensée est ancrée au fond de lui. Il n'y a aucun échappatoire tout son esprit, tout son corps est tourné vers cette pensée obsédante. Quoi que je fasse, elle est toujours là, cette pensée infernale, comme un spectre de plomb à mes côtés, seule et jalouse, chassant toute distraction, face à face avec moi misérable, et me secouant de ses deux mains de glace quand je veux détourner la tête ou fermer les yeux. Elle se glisse sous toutes les formes où mon esprit voudrait la fuir, se mêle comme un refrain horrible à toutes les paroles qu'on m'adresse, se colle avec moi aux grilles hideuses de mon cachot ; m'obsède éveillé, épie mon sommeil convulsif, et reparaît dans mes rêves sous la forme d'un couteau. L'utilisation de l'expression quoi que je fasse » montre l'impossibilité pour le narrateur de se débarrasser de cette pensée. Il la compare d'ailleurs à un spectre de plomb », le suivant dans tous ses pas, dans tous ses gestes... Le plomb traduit aussi la lourdeur de cette pensée c'est un poids insoutenable, dont le narrateur souhaiterait pouvoir s'alléger. Hugo procède à une personnification de la mort seule et jalouse » ; face-à-face avec moi » ; me secouant de ses deux mains » ; Elle se glisse …, se mêle…, se colle… m’obsède…, épie… et reparait… ». La mort est une amie fidèle, qui monopolise son esprit et qui ne compte pas le laisser seul. Ici, Hugo donne presque à la mort les traits d'une femme jalouse qui souhaiterait que son amant reste à jamais seul avec elle... Argument 3 Il entend un souffle lui dire à l’oreille quelques mots dès son réveil. Je viens de m'éveiller en sursaut, poursuivi par elle et me disant - Ah ! ce n'est qu'un rêve ! - Hé bien ! avant même que mes yeux lourds aient eu le temps de s'entre ouvrir assez pour voir cette fatale pensée écrite dans l'horrible réalité qui m'entoure ... il me semble que déjà une voix a murmuré à mon oreille - Condamné à mort ! Même dans le sommeil, la mort ne le quitte pas. L'expression avant même que... » témoigne de la prépondérance de cette pensée dans sa vie, pensée qui ne lui laisse aucun répit. Où trouver un professeur de français ? 2 Les stratégies utilisées par Victor Hugo pour son plaidoyer contre la peine de mort Argument 1 Ôter la vie serait enlever à la société un individu qui pourrait lui être utile. Ici, Hugo montre très clairement que le narrateur est un homme instruit. Il insiste d'ailleurs sur la vivacité de son esprit Chaque jour, chaque heure, chaque minute avait son idée. Mon esprit, jeune et riche, était plein de fantaisies. Il s'amusait à me les dérouler les unes après les autres, sans ordre et sans fin, brodant d'inépuisables arabesques cette rude et mince étoffe de la vie. Cet esprit, autrefois lorsqu'il n'était pas encore emprisonné et condamné était fertile. L'homme avait une force d'idée et une grande imagination, des qualités remarquables pour faire évoluer la société. Aujourd'hui, l'esprit jeune et riche » s'oppose à l'esprit en prison dans une idée ». Argument 2 Victor Hugo ne permet pas l’identification du condamné ; il fait de son cas une espèce de généralité. À travers les écrits du condamné, on peut retrouver les pensées de beaucoup d'autres hommes dans la même situation ; l’homme explique son cas mais le lecteur entend bien que cette histoire n'est pas isolée. Si Hugo fait le choix de ne pas donner de nom et de préserver l'identité du personnage, c'est pour que tout le monde puisse s'y identifier. Il a toutefois recours à la première personne du singulier pour accentuer la dimension romantique. Argument 3 Se venger est de l’individu, punir est de Dieu » Préface du Dernier Jour d'un Condamné. Seul le Tout-Puissant a droit de vie ou de mort sur ses sujets. Le fait que la société le condamne à mort est une remise en doute de la puissance divine. L'imprévisibilité de la mort est contrecarrer par son déroulement imminent le condamné est au courant du jour, de l’heure et du lieu de son exécution. Scène populaire au XIXème siècle la foule se rassemble pour observer le spectacle tragique de la mise à mort... Gravure de Louis Candide Boulanger II. Un texte réaliste et tragique Mais Victor Hugo souhaite faire de son histoire un texte réaliste qui suscite la compassion chez son lecteur. Ce dernier doit se rendre compte de l'aspect pathétique puis tragique de la situation. 1 Le registre réaliste Argument 1 Les lieux cités sont réels. L’histoire se déroule vers le XIXe siècle, siècle de Victor Hugo. L'auteur ancre le récit dans le réel avec une première indication dès la première ligne Bicêtre ». Le Bicêtre est un grand édifice servant d’hôpital et de prison, situé au sud de Paris. Argument 2 Quelques détails ci et là de sa vie d'avant C'étaient des jeunes filles, de splendides chapes d'évêque, des batailles gagnées, des théâtres pleins de bruit et de lumière, et puis encore des jeunes filles et de sombres promenades la nuit sous les larges bras des marronniers. La beauté, le bruit, la lumière s'opposent au sinistre cadre dans lequel notre personnage évolue désormais. Cette description d'évènements réalistes fait ressortir le contraste entre sa vie d'avant et celle d'aujourd'hui. À la gaité s'oppose désormais la résignation. Le narrateur procède ici à une ode à la vie, festive et animée sa vie d'avant détonne avec sa condition actuelle. 2 Le registre devient pathétique voire tragique. Argument 1 Des émotions qui suscitent la compassion du lecteur. Hugo va susciter la compassion chez le lecteur en dressant le portrait d'un homme enfermé physiquement et mentalement je suis captif » ; mon corps est aux fers dans un cachot, mon esprit est en prison dans une idée ». Autrement dit, le narrateur n'a aucune issue. Témoin de l'atrocité de cette scène, le lecteur souhaiterait pouvoir lui ôter ses chaînes or personne ne peut échapper à la fatalité. De plus, l'auteur insiste sur le champ lexical du sinistre horrible », sanglante », implacable », infernale » ; le désespoir se ressent dans les paroles du narrateur. Argument 2 L’homme a peur de la mort et espère y échapper L'homme dépeint par Hugo est un homme comme tous les autres. Nous sommes tous égaux face à la mort et, à moins d'être un parfait stoïcien ne pas craindre la mort puisque lorsqu'elle sera là nous ne serons plus là, nous redoutons ce moment tragique. Ici, le narrateur est un homme effrayé seul avec elle » , glacé de sa présence », mon esprit voudrait la fuir » , refrain horrible », je viens de m’éveiller en sursaut », poursuivi par elle ». Tel est l'élément tragique de la condamnation à mort personne ne peut l'éviter. Et avant même de rencontrer son bourreau, l'homme s'imagine sans cesse la scène. Alors qu'auparavant son imagination était tournée vers la vie, aujourd'hui elle n'est tournée que vers la mort. Argument 3 La résignation à garder espoir ; il se laisse envahir par l’idée de sa mort prochaine. Le narrateur a entièrement conscience que la mort le guette d'une minute à l'autre voilà » ; maintenant », adverbes marquant un état actuel sans possibilité de le fuir. Dès le début du roman, la fin est annoncée. Conclusion L'homme enfermé par les fers, l'homme enfermé dans l'esprit. La prison n'est pas que matérielle elle se vit dans la chair et dans la pensée. Ainsi, Victor Hugo souhaite montrer la beauté de la vie et faire comprendre qu'il est nécessaire de la préserver à tout prix. À travers une description réaliste, pathétique et tragique de la peine de mort, l'auteur souhaite défendre l'idée selon laquelle nul autre que Dieu ne peut ôter la vie à un homme. Ce système judiciaire et pénal ne correspond pas aux valeurs défendues par le père du romantisme. Il veillera d'ailleurs à condamner ces méthodes tout au long du roman mais aussi dans son autre ouvrage intitulé Claude Gueux, en 1834. La thématique abolitionniste est très présente dans la pensée de Hugo qui se veut porte parole des oubliés, des maltraités, des hommes qui n'ont plus le droit d'avoir une voix digne d'être écoutée. Pour vous aider dans votre commentaire, vous pouvez également vous référer à certaines citations de Victor Hugo La société est entre deux. Le châtiment est au-dessus d'elle, la vengeance au-dessous. … Elle ne doit pas "punir pour se venger" ; elle doit corriger pour améliorer. »Préface Le Dernier Jour d'un Condamné », 1829. La peine de mort est une amputation barbare. »Claude Gueux, 1834. Partout où la peine de mort est prodiguée, la barbarie domine ; partout où la peine de mort est rare, la civilisation règne. »Discours de Victor Hugo pour l'abolition de la peine de mort devant l'Assemblée constituante, 1848. L’échafaud est une vision. L’échafaud n’est pas une charpente, l’échafaud n’est pas une machine, l’échafaud n’est pas une mécanique inerte faite de bois, de fer et de cordes. Il semble que ce soit une sorte d’être qui a je ne sais quelle sombre initiative … il dévore ; il mange de la chair, il boit du sang. C’ est une sorte de monstre fabriqué par le juge et par le charpentier, un spectre qui semble vivre d’une espèce de vie épouvantable faite de toute la mort qu’il a donnée. »Les Misérables, Fantine », 1862.
Fiches de lecture le dernier jour d'un condamné Victor Hugo, figure emblématique de la littérature française poète avec les contemplations, et romancier avec Notre Dame de Paris, il occupe une place marquante dans l'Histoire en étant un dramaturge engagé contre l'abolition de la peine de mort Le Dernier Jour d'un vous voulez lire ce roman, vous pouvez le retrouvez dès maintenant sur notre site. Vous y trouverez également des résumés et des fiches de lecture sur le Dernier Jour d'un condamné. Pour ceux ou celles qui souhaiteraient approfondir cette lecture, nous vous proposons des études analytiques et analyses de texte sur Le Dernier Jour d'un condamné. Vous pourrez également télécharger d'autres documents pour une meilleure compréhension du roman. Résumé sur le roman Le Dernier Jour d'un condamné a été écrit par Victor Hugo en 1829. Indigné par la guillotine et le traitement de la société envers les condamnés, Victor Hugo décida de dénoncer cette aberration à travers son roman conditions de vie déplorables des prisonniers, traitement inhumain des condamnés en décrivant les souffrances morales et physiques de ces derniers. Le roman est présenté comme un journal intime d'un condamné à mort. Il y écrit ses pensées. Plus qu'un journal, c'est un véritable témoignage. Tout au long de sa vie, le condamné nous livre ses états d'âme ses angoisses, ses tentatives d'évasion et ses espoirs d'être gracié. C'est un roman poignant où Victor hugo exprime fermement son opposition à la peine de mort décrivant l'absurdité de la société de son époque qui "rit et applaudit" à cette exécution. L'œuvre est découpé en trois lieux Bicêtre le procès, la Conciergerie le voyage vers Paris, rencontre avec un autre condamné à mort, l'Hôtel de ville le voyage à Paris, la toilette d'un condamné et le voyage vers la place de Grève où est installé l'échafaud. De nombreux documents à télécharger Télécharger gratuitement nos fiches de lecture sur le dernier jour d'un condamné pour mieux réviser ! Approfondissez également votre lecture en téléchargeant nos analyses de texte et nos commentaires de textes sur le dernier jour d'un condamné. Vous trouverez également des exercices corrigés pour que vous puissiez vous exercer et des contrôles corrigés pour vous auto-évaluer. Youscribe, c'est aussi une plateforme avec plein d'autres fiches de lecture comme nos résumés de La Morte Amoureuse de Théophile Gautier ou bien la fable de La Fontaine Les Animaux Malades de la Peste que vous pouvez télécharger ici.
Le Dernier Jour d'un Condamné Résumé général Le narrateur commence son premier chapitre par une indication relative au lieu où il se trouve au moment de l’écriture de son journal de souffrances Bicêtre. Il nous informe qu’il habite depuis cinq semaines avec l’idée qu’il est condamné à mort dans ce cachot, incapable de s’en débarrasser quoi qu’il fasse. Il nous raconte ensuite le déroulement de son procès fatigant qui a duré pendant trois jours, pour lui annoncer son arrêt, et comment il a été transporté à la prison où il se trouve maintenant, comment il a été reçu à son arrivée, comment on le traitait les premiers jours et comment on le traite à présent. La décision de commencer cette écriture n’est expliquée que dans le chapitre VI où le condamné nous en présente l’utilité. Pour combler le vide qu’apporte la nuit, le prisonnier promène sa lampe sur les murailles de son cachot, il découvre des noms dont il nous raconte les crimes. Dans les pages qui suivent, il relate l’événement hideux du ferrage des forçats qui doivent partir pour Toulon, à l’issue duquel il perdra connaissance. Le pauvre ne reprendra ses sens qu’à l’infirmerie de la prison, où il entendra une voix de fille qui vient de l’extérieur chanter une chanson en argot. Le surlendemain à six heures du matin, le narrateur qui avait écrit pendant toute la nuit, d’après la gentillesse dont fait preuve le guichetier de garde, comprend que c’est aujourd’hui qu’il sera exécuté. Le directeur et l’huissier viennent aussi annoncer que le départ pour la conciergerie sera à sept heures et demie. Le condamné est maintenant à la conciergerie, d’où il raconte son voyage de Bicêtre jusqu’à ce lieu. il raconte aussi sa rencontre avec le friauche, ce nouveau condamné qui prendra son cachot. Le moyen d’écrire lui a été apporté suite à sa demande, comme il l’expliquera dans le chapitre XXV. Il s’adresse ensuite à sa fille et nous fait part de ses souffrances. Le prêtre vient consoler le narrateur, ce dernier aurait préféré plutôt un autre prêtre. On lui apporte de la nourriture mais il ne peut pas manger. A une heure et quart, le condamné à mal partout dans son corps, il lui reste deux heures quarante-cinq minutes. Après des réflexions sur la mort, la grâce, la possibilité de s’évader, et même un cauchemar lors de son sommeil d’une heure sur le lit qu’il avait demandé, le narrateur apprend que sa fille est là pour le voir. Il en était très joyeux, mais cette rencontre était très triste pour lui car son enfant ne l’a pas reconnu. Quelques pages plus loin, le condamné décidera de raconter son histoire pour que sa fille la lise quand elle sera grande, mais cette histoire ne figurera pas dans le chapitre XLVII qui devrait la comporter. Le condamné reprend son écriture cette fois d’une chambre à l’hôtel de ville. Alors qu’on s’apprêtait à son exécution, il déclare qu’il a une dernière déclaration à faire. Pendant qu’on était allé chercher quelque procureur du roi, il raconte ce qu’il a vécu et comment il a été traité durant la dernière heure. Le narrateur demande à l’homme qui est venu sa grâce, mais il lui semble qu’on monte l’escalier. Il est quatre heures. Nous vous invitons à lire également Œuvres au programme La Boite à Merveilles Antigone Le Dernier Jour d'un Condamné Testez vos connaissances La Boite à Merveilles Antigone Le Dernier Jour d'un Condamné Compréhension par chapitres La Boite à Merveilles Antigone Le Dernier Jour d'un Condamné Langue Leçons simplifiées Application Production écrite Le texte argumentatif Entraînement Pour aller plus loin
I- Présentation du roman DERNIER JOUR D'UN CONDAMNÉ le, 18... Roman de Victor Hugo 1802-1885, publié à Paris sans nom d'auteur chez Gosselin en 1829. La 3e édition ajoute en ouverture une espèce de préface en dialogue», que Hugo intitule Une comédie à propos d'une tragédie»; une nouvelle édition publiée chez Renduel en 1832 assortit l'ensemble d'une longue Préface consacrée à la peine de mort, question torturante posée à la société et à l'Histoire. Drame intérieur», ce livre, dont l'auteur justifie l'appellation de roman» dans une lettre à son éditeur, détaille au fil de 49 chapitres l'implacable marche à une mort annoncée pour prononcer une plaidoirie générale et permanente pour tous les accusés présents et à venir». II- Résumé du Dernier jour d'un condamné À la prison de Bicêtre, un condamné à mort note heure par heure les événements d'une journée dont il apprend qu'elle sera la dernière. Il rappelle les circonstances de la sentence, puis de son emprisonnement et la raison qui le fait écrire, jusqu'au moment où il lui sera physiquement impossible de continuer. Décrivant sa cellule, détaillant la progression de la journée, évoquant d'horribles souvenirs comme le ferrement des forçats, la complainte argotique d'une jeune fille, des rêves, il en arrive au transfert à la Conciergerie. Il interrompt le sermon sentimental» et l'élégie théologique» du prêtre et reprend le cours de ses notations. Puis on lui amène Marie, sa petite fille. C'est enfin l'ultime trajet. Il tremble, implore. On monte les marches de l'échafaud il est quatre heures. Une dernière note écrite de la main du condamné» ajoutée par l'éditeur» reproduit en fac-similé la chanson en argot. III- Analyse du roman Hugo choisit de laisser l'identité, le passé et le crime du condamné dans l'ombre, insistant sur cette frustration en annonçant, au chapitre 47, que le condamné se proposait de relater ces circonstances, mais que les feuillets ont disparu. Ainsi la parole du personnage prise en charge par son journal se consacre-t-elle exclusivement à la pensée de la mort. Aucun développement romanesque, presque aucune ouverture sur la vie individuelle le livre n'a pour objet que cette mort dont apparaît alors avec une force inouïe le caractère impensable. La peine de mort renvoie toute l'humanité à l'inhumanité de son horreur philosophique. S'il n'est véritablement personne, le condamné devient dès lors tout le monde. Littérairement, c'est un je» qui s'exprime avec une modernité remarquable, et transcrit un monologue intérieur. Camus lui doit sans doute la technique de l'Étranger. Rien en effet ne rassure le lecteur cette voix, brutalement interrompue par la décapitation, énonce une agonie et renvoie à une terrible fascination du néant. L'homme sans nom est coupé du monde, et ne parle guère aux acolytes de la mort, depuis le concierge jusqu'à l'aumônier. Il ne lui reste plus qu'un langage inutile. Dire le vide, ou plutôt être ce vide même, écrire un indicible tâche impossible et pourtant entreprise; tâche sans fin et pourtant commencée Mais quoi écrire?», se demande celui qui n'a plus qu'une idée obsédante dans sa solitude. Procès-verbal de la pensée agonisante», autopsie intellectuelle d'un condamné», le livre se donne aussi comme un antiroman, sans héros, sans intrigue, sans fin. Une composition lyrique organise le texte, alternant le cri et le récit, les chapitres longs et les chapitres brefs, les paragraphes purement narratifs avec d'autres centrés sur la sensation, l'ombre et la lumière, à la fois horreur vécue et dramatisation d'un poème de la conscience humaine. Plus qu'un réquisitoire contre la peine de mort, à quoi on le réduit souvent, ce texte, pour dire la monstruosité de la guillotine, invente une monstruosité au sens hugolien littéraire la voix anonyme. G. GENGEMBRE, "Dictionnaire des oeuvres littéraires de langue française." © Bordas, Paris 1994 Voir aussi Le dernier jour d\'un condamné analyse du chapitre VI Antigone de Sophocle à Anouilh Antigone de jean Anouilh analyse du monologue du Choeur Bac de français
le dernier jour d un condamné résumé chapitre par chapitre